‹ Œuvres poétiques; précédées d'une étude sur André Chénier (volume 2)Chapitre 111 sur 173 · Notice de Sainte-Beuve · texte numérisé non relu

Notice de Sainte-Beuve

Fanny, tes regards, Ion sourire.

Ne font éclore de chansons.

Les secrets pensers de mon âme Sortent en paroles de flamme, A ton nom doucement émus :

Ainsi la nacre industrieuse Jette sa perle précieuse, Honneur des sultanes d'Ormuz.

Ainsi sur son mûrier fertile Le ver du Cathay mêle et file Sa trame étincelante d'or.

Viens, mes Muses pour ta parure De leur soie immorlelle et pure Versent un plus riche trésor.

Les perles de la poésie Forment sous leurs doigts d'ambroisie D'un collier le brillant contour.

Viens, Fanny ; que ma main suspende Sur ton sein celte noble offrande... ^

Envoi de quelque poésie à M""^ Laurent-Lecoulteux . Le dernier vers est resté dans la plume de l'auteur.

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