‹ Œuvres poétiques; précédées d'une étude sur André Chénier (volume 2)Chapitre 112 sur 173 · VU · texte numérisé non relu

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A FAXNY MALADE 2

Quelquefois un souffle rapide Obscurcit ud moment sous sa vapeur humide L'or, qui reprend soudain sa brillante couleur : Ainsi du Sirius, ô jeune bien-aimée,

Un moment l'haleine enflammée De ta beauté vermeille a fatigué la Heur.

De quel tendre et léger nuage Un peu de pâleur douce, épars sur son visage, Enveloppa tes traits calmes et languissants ! Quel regard, quel sourire, à peine sur ta couche

Entr'ouvraient tes yeux et ta bouche !

Et que de miel coulait de tes faibles accents !

Oh ! qu'une belle est plus à craindre Alors qu'elle gémit, alors qu'on peut la plaindre, Qu'on s'alarme pour elle. Ah! s'il était des cœurs, Fanny, que ton éclat eût trouvés insensibles,

Ils ne resteraient point paisibles Près de ton front voilé de ces douces langueurs.

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