Passy
12 ËPITRES
Si ïibuUe et Vénus le couronnent de rose,
Ou si dans les déserts que le Permesse arrose,
Du vulgaire troupeau prorapt à se séparer,
Aux sources de Pindare ardent à s'enivrer,
Sa lyre fait entendre aux nymphes de la Seine
Les sons audacieux de la lyre thébaine;
Que toujours à m'écrire il est lent à mon gré ;
Que, de mon cher Brazais pour un temps séparé,
Les ruisseaux et les bois, et Vénus, et l'étude,
Adoucissent un peu ma triste solitude.
Oui! les cieux avec joie ont embelli ces champs.
Mais, Le Brun, dans l'effroi que respirent les camps.
Où les foudres guerriers étonnent mon oreille,
Où loin avant Phébus Belloue me réveille,
Puis-je adorer encore et Vertumne et Paies?
Il faut un cœur paisible à ces dieux de la paix.
IIH