iVctainorph, liv. xv, v. 2G
Il faut finir le chant premier par une magnifique description de toutes les espèces animales et végétales naissant ; et les saisons ; et au printemps la terre prœgnans et dans les chaleurs de l'été toutes les espèces animales et vé- {.'étales se livrant aux feux de l'amour et transmettant à leur postérité les semences de vie confiées à leurs entrailles.
Toutes les espèces à qui la nature ou les plaisirs (jper Veneris res) ont ouvert les portes de la vie.
Traduire quelque part le magnum crescendi immissis certamen habenîs^.
Au printemps
(>ue la terre est nubile et bi ûle d'être mère.
Tuni Pater omnipotens^... et les vents et la mer (tous les phénomènes physiques qui arrivent à cette époque) se réjouissent et prennent part à cet auguste hyménée du ciel et de la terre :
De sa puissaute épouse emplit les vastes flancs.
Il faut que le sage magicien qui sera un des héros de ce hizarre poème ait passé par plusieurs metempsychoses, propres à montrer allégoriquement l'histoire de l'espèce humaine, et qu'il la raconte comme Pythagoi'e dans Ovide et Ennius, et Empédocle (Y. Hier. Colonne sur Ennius3, au commencement).