‹ Œuvres poétiques; précédées d'une étude sur André ChénierChapitre 106 sur 232 · LXXII · texte numérisé non relu

LXXII

Salut, aube au Iciiil Irais, jeune sœur de Zcphire!

Descends, muse, chantons, apporte-moi ma lyre.

L'oiseau, sur son rameau, mélodieux réveil !

De l'abri de son aile, asile du sommeil,

A retiré sa tête, et de sa voix légère

Va chanter tout le jour. Qu'aurait-il mieux à faire?

0 quel que soit ton nom, soit Vesper, soit l'hospliore. Messager de la nuit, messager de l'aurore. Cruel astre au matin, le soir astre si doux ! Phosphore, le matin, loin de nos bras jaloux. Tu fais fuir nos amours tremblantes, incertaines; Mais le soir, en secret, Vesper, tu les ramènes. La vierge qu'à l'hymen la nuit doit présenter Redoute que Vesper se hàle d'arriver.

Puis, aux bras d'un époux, elle accuse Phosphore De rallumer trop tôt les flambeaux de l'aurore.

i. L'Automne.

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