‹ Œuvres poétiques; précédées d'une étude sur André ChénierChapitre 107 sur 232 · Èilit. G. lie Cliénier · texte numérisé non relu

Èilit. G. lie Cliénier

— Brillante étoile, adieu, le jour s'avance, cours, Ramène-moi bientôt la nuit et mes amours.

Et le dormir suave au bord d'une fontaine *

Le soir

Et cette chanson que tu chantais... ô belle, n'es-lu puint honteuse de te faire attendre... accours, Vesper a paru... nous parlerons d'amour le long de la prairie.

0 ver luisant lumineux... petite étoile terrestre... ne te retire point encore... prète-moi la clarté de ta lampe pour aller trouver ma mie qui m'attend dans le bois.

LXXIU»

Secrets observateurs, leur studieuse main

En des vases d'argile et de verre et d'airain

Enferme la nature et les riches campagnes.

Ce sont là leurs vallons, leurs forêts, leurs montagnes.

Barbares possesseurs, Procustes furieux.

Sous le niveau jaloux leur fer injurieux

Mutile sans pitié les plaintives Dryades.

Le plomb, les murs de pierre enchaînent les Naïades,

De bassins en bassins, de degrés en degrés,

Guident leur chute esclave et leurs pas mesurés.

■ 1 . Ce vers avait été recueilli dans la notice de Sainte-Beuve, de (839, ainsi que la petite invocation au ver luisant. 2. Édition G. de Cliénier*

Là, quelle muse libre et naïve et fidèle

Peut naître? Loin du bois, comme si Philomèle

Sous leurs treillages peints dont la main du sculpteur

A ciselé l'acanthe ou le lierre imposteur.

Allait chercher ces sons dont le printemps s'honore,

Délices de la nuit, délices de l'aurore !

Page 1