‹ Œuvres poétiques; précédées d'une étude sur André ChénierChapitre 108 sur 232 · LXXIV · texte numérisé non relu

LXXIV

Vous, habitants ailés de l'ombre et des bocages,

Jeunes oiseaux... venez... A cette muraille tournée vers l'orient, et le long de laquelle coule une source... j'ai allaché pour vous le grillage d'une volière... Venez... Voulezvous passer l'année à chercher un peu de grain pour vous nourrir?., ici vous aurez de la nourriture à foison... J'ai couvert le mur de coquillages... La fontaine descendra en cascades dans les bassins faits avec de plus grandes coquilles, oîi, le matin, vous baignerez votre tête et vous tremperez vos ailes...

Que te ferai-je? dis! babillarde hirondelle! Veux-tu qu'avec le fer je te coupe ton aile? Térée impatient, veux-tu qu'avec mes doigts Je t'ôte cette langue et l'importune voix Qui vient, dès le matin, du sommeil ennemie, A mes songes heureux enlever mon amie?

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