Éditiun
Viendra, sans que j'y pense, enrichir mon réveil.
Toi qu'aidé de l'aimant plus sûr que les étoiles
Le nocher sur la mer poursuit à pleines voiles ;
Qui sais de ton palais, d'esclaves abondant,
De diamant, d'azur, d'émeraudes ardent.
Aux gouCfres du Potose, aux antres de Golcondc,
Tenir les rênes d'or qui gouvernent le monde,
Brillante déité ! tes riches favoris
Te fatiguent sans cesse et de vœux et de cris :
Peu satisfait le pauvre. 0 belle souveraine !
Peu ; seulement assez pour que, libre de chaiao.
Sur les bords oia, malgré ses rides, ses revers,
Belle encor l'Italie attire l'univers,
Je puisse au sein des arts vivre et mourir tranquille !
C'est là que mes désirs m'ont promis un asile ;
C'est là qu'un plus beau ciel peut-être dans mes flancs
Éteindra les douleurs et les sables brûlants.
Là j'irai t'oublier, rire de ton absence ;
Là, dans un air plus pur respirer, en silence
Et nonchalant du terme où finiront mes jours,
La santé, le repos, les arts et les amours.
xxvn
Non, je ne l'aime plus ; un autre la possède. On s'accoutume au mal que l'on voit sans remède. De ses caprices vains je ne veux plus souSrir : Mon élégie en pleurs ne sait plus l'attendrir.