‹ Œuvres poétiques; précédées d'une étude sur André ChénierChapitre 179 sur 232 · XLIV · texte numérisé non relu

XLIV

Le courroux d'un amant n'est point inexorable. Ah ! si tu la voyais, cette belle coupable, Rougir et s'accuser, et se justifier.

Sans implorer sa grâce et sans s'humilier. Pourtant de l'obtenir doucement inquiète, Et, les cheveux épars, immobile, muette, Les bras, la gorge nus, en un mol abandon. Tourner sur toi des yeux qui demandent pardon î Crois qu'abjurant soudain le reproche farouche. Tes baisers porteraient son pardon sur sa bouche.

i EditioalS19 2 Ibid.

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