‹ Œuvres poétiques; précédées d'une étude sur André ChénierChapitre 188 sur 232 · LUI · texte numérisé non relu

LUI

Soit que le doux amour des nymphes du Periuesse, D'une fureur sacrée enflammant sa jeunossf, L'emporte malgré lui dans leurs riches déserts. Où l'air est poétique et respire des vers ; Soit que d'ardents projets son âme poursuivie L'aiguillonne du soin d'éterniser sa vie; Soit qu'il ait seulement, tendre et né pour l'amour, Souhaité de la gloire, afin de voir un jour, Quand son nom sera grand sur les doctes collines, Les yeux qui rendent faible et les bouches divines Chercher à le connaître, et. l'entendant nommer. Lui parler, lui sourire, et peut-être l'aimer.

1. Selon les conjectures de M. Becq de Fouquières il s'agirait touours de Mme de Bonneuil (Michelle Santuaryl. née à l'ile Bourboa. Le premier éditeur avait mis Fanny.

Page 1