Éd. G. de Chénier
Le poète a JéTeloppé dans ce morceau le canevas tracé dans les Bucoliques, n» xli, Mes mânes ù Clylie. La jeune yeuve parle d'abord.
Elle lève la tète, elle voit un témoin;
Elle crie, elle fuit. Elle était déjà loin.
Dans les champs bienheureux dors et repose en paix!*
Ta Clytie était là, pleurante, échevelée ;
Dans ses pleurs, malgré moi, c'est moi qui l'ai troublée.
Je n'ose te verser et le miel et le lait;
Car votre amour jaloux verrait avec colère,
une main étrangère
Écrit ces mots : « Jeune et belle infortunée.
L'étranger dont Faspect t'a fait fuir aujourd'hui A pleuré sur ton sort... Adieu, pardonne-lui. ^^ Il remonte ;i pas lents et la tète baissée ; Il s'éloigne.