LXXXIII
ÉLÉGIE ITALIENNE
0 c'est loi ! Je t'attends, ù ma belle Romaine *. Chez toi, dans cet asile où le soir nous ramène Seul je mourais d'attendre et tu ne venais pas. Mon cœur en palpitant a reconnu tes pas ^.
Cette molle ottomane
Ces glaces, tant de fois belles de la présence, Ces coussins odorants, d'aromates rem[»lis, Sous tes membres divins tant de fois amollis ; Ces franges eu festons que tes mains ont touchées. Ces fleurs dans ces cristaux par toi-même attachées; L'air du soir si suave à la fin d'un beau jour, Tout embrasait mon sang : tout mon sang est amour. Non, plus de feux jamais, non, jamais plus d'ivresses N'ont chatouillé ce cœur afl'amé de caresses ; Je veux rassasier cet amour indompté ^. qui seul est la beauté.