Je trouve ces quatre beaux vers inédits sur Bacchus
C'est le dieu de Nisa, c'est le vainqueur du Gange, Au visage de vierge, au front ceint de vendange, Qui dompte et fait courber sous son char gémissant Du Lynx aux cent couleurs le front obéissant...
J'en joindrai quelques autres sans suite, et dans le gracieux hasard de l'atelier qu'ils encombrent et qu'ils décorent :
Bacchus, Hymen, ces dieux toujours adolescents...
Vous, du blond Anio Naïade au pied fluide ;
Vous, filles du Zéphire et de la Nuit humide,
Fleurs...
Syrinx parle et respire aux lèvres du berger...
Et le dormir suave au bord d'une fontaine...
Et la blanche brebis de laine appesantie...
et celui-ci, tout d'un coup satirique, aiguisé d'Hoiace, à l'adresse prochaine de quelque sot :
Grand rimcur aux dépens de ses ongles rongés.
PAR SAINTE-BEUVE u
sait André par cœur, les imitations sortent à chaque pas. Dans ce fragment d'élégie :
Mais si Plutus revient, de sa source dorée, Conduire dans mes mains quelque veine égarée, A mes signes, du fond de son appai-tement. Si ma blanche voisine a souri mollement...
je croyais n'avoir affaire qu'à Horace :
Nunc et latentis proditor intimo Gratus puellse risus ab angulo ;
et c'est à Perse qu'on est plus directement redevable:
Visa est si forte pecuuia, sive
Gandida vicini subrisit molle puella.
Cor tibi rite salit *.