‹ Œuvres poétiques; précédées d'une étude sur André ChénierChapitre 61 sur 232 · Edition · texte numérisé non relu

Edition

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J'apprends, pour disputer un prix si glorieux,

Le bel art d'Érichthon, mortel prodigieux

Qui sur l'herbe glissante, en longs anneaux mobiles.

Jadis homme et serpent, traînait ses pieds agiles.

Élevé sur un axe, Érichthon le premier

Aux liens du timon attacha le coursier,

Et vainqueur, près des mers, sur les sables arides,

Fit voler à grand bruit les quadriges rapides.

Le Lapithe hardi dans ses jeux turbulents.

Le premier, des coursiers osa preser les flancs.

Sous lui, dans un long cercle achevant leur carrière.

Us surent aux liens livrer leur tête altière,

Blanchir un frein d'écume, et, légers, bondissants,

Agiter, mesurer leurs j^as retentissants 2.

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