‹ Œuvres poétiques; précédées d'une étude sur André ChénierChapitre 64 sur 232 · Édition · texte numérisé non relu

Édition

Craias la génisse pourpre, au farouche regard, Qui marche toujours seule et qui paît à l'écart. Libre, elle lutte et fuit intraitable et rebelle ; Tu ne presseras point sa féconde mamelle, A moins qu'avec adresse un de ses pieds lié Sous un cuir souple et lent ne demeure plié.

Vu et fait à Gatillon, près Forges, le 4 août 1792, et écrit à Gournay le lendemain.

XXXIP

TIRÉ DE MOSCIIUS

Nouveau cultivateur, armé d'un aiguillon, L'Amour guide le soc et trace le sillon ; Il presse sous le joug les taureaux qu'il enchaîne. Son bras porte le grain qu'il sème dans la plaine. Levant le front, il crie au monarque des dieux : a Toi, mûris mes moissons, de peur que loin des cicux Au joug d'Europe cncor ma vengeance puissante Ne te fasse courber ta tète mugissante. »

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Accours, jeune Chromis, je t'aime, et je suis belle, Blanche comme Diane et légère comme elle !

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