XLVI* L'ESCLAVE
Voici comme il faut arranger cela :
Dire en quatre vers que, sur le rivage de telle île ( la plus près de Délos), un jeune esclave délien venait dire ceci chaque jour :
Ah ! vierge infortunée 1 était-ce la douleur Qui devait de ton front cueillir la jeune fleur ! Mais, oh oui 1 que ton cœur soit nourri d'amertume. Que des pâles regrets la langueur te consume, Plutôt que si, crédule à de nouveaux amants. Ils égaraient ta bouche en de nouveaux serments, Et de vœux et d'araour enivrant ton oreille. Ranimaient de ton front l'allégresse vermeille. Ah dieux ! quand je péris ! quand l'absence et l'amour, Me versent du poison sur chaque instant du jour, Quand les rides d'ennui flétrissent ma jeunesse, Si (pielque audacieux et t'assiège et te presse, Si sa main se iitonicl de posséder ta main,