Ed. G. .ieChénicr
2. C'est un titre que nous ajoutons [jour relier ces fragments.
Te trouvaient, les pieds nus, assise dans la plaine, Ramassant des cailloux au sein d'une fontaine ! Ils aimaient tour à tour, et tu ne fuyais pas, A porter ton enfance en leurs robustes bras. Si jamais dans les cieux quelque enfant immortelle Est au vœu maternel indocile et rebelle, On appelle un cyclope, et Mercure à l'instant Vient, imite leur voix ; il fait peur à l'enfant, Oui, ses mains sur les yeux, plus doux et moins colère. Se rejette en criant vers le sein de sa mère ^ Souvent sur les genoux de ces frères nerveux 2, Tranquille, tu jouais avec leurs noirs cheveux. Ils riaient de te voir, de ta main enfantine, Arracher la toison de leur vaste poitrine.
Callim. Iq Di, (Calliraaque, hymne à Diane).
Cette idée de Proserpine enfant suggéra celle-ci :
Une petite fille Tressant quelques joncs frais, prison d'une cigale.
Après avoir mis dans la bouche d'une poétesse un cliant pour Proserpine, le lui faire terminer ainsi :
Salut, reine des morts, femme du dieu d'enfer, Souterraine Junon, fille de Jupiter!
1. L'auteur a signalé ainsi ces huit vers en disant: Ces huit vers ne valent rien, il faut les mieux faire et les transporter ailleurs.
(G. de C /te nier.)
2. Le manuscrit porte pour variante ce rurs, qui était la [irouiiùre idée de l'auteur :
.Maio loi, sur lua genoux do ces frcrus uorvoux. (hl.)
BUGOLIUL'ES 135
Et lorsque le tombeau m'ouvrira ton empire, De silence et d'oubli n'accuse point ma lyre, Comme au sage Thébain, divin chantre des dieux. Mon ombre, pour venir en songe harmonieux Dicter des vers tardifs consacrés à ta gloire, N'aura point à sortir de la porte d'ivoire <.
(V. Pausanias)'.
LXVP