XIV NOTICE
II y avait à la cour de Henri II un public sympathique pour les poètes et pour les musiciens : les sonnets de Marc-Claude de Buttet furent mis en musique, et les damoiselles d'honneur de Catherine de Médicis les chantèrent au son de la harpe et du luth ', comme on chantait alors les vers de Ronsard et de Du Bellay. UAmalthée fut imprimée à Paris par Robert Estienne, en i56o, et cette édition in-8°, dont les exemplaires sont d'une excessive rareté', naturalisa en France la réputation de Marc-Claude de Buttet, qui était déjà bien connu et très estimé comme poète dans son pays natal. Il avait publié, l'année précédente, deux pièces de vers relatives à deux grands événements politiques, sur lesquels la mort tragique de Henri II vint jeter un crêpe funèbre : c'étaient la glorieuse paix de Cateau-Cambrésis, et le mariage de la sœur du roi, Marguerite de France, avec Emmanuel-Philibert, duc de Savoie. La première de ces deux pièces est intitulée : Ode à la Paix, par M. C. de B. (Paris, Gabriel Buon, ibbg, in-4° de 19 pages) ^, et la seconde : Epitalame aux Nosses du tres-illustre et magnaytime prince Emmanuel, duc de Savoy e, et de tres-vertueuse princesse Marguerite de France , duchesse de Berry, sœur unique du Roy, par Marc-Claude de Buttet, Savoisien (Paris, Robert Estienne, iSSg, in-4°j *.