I. Recherches de la France, liv. VII, cliap. su
XXVl'.I NOTICE
Eant : « Je dédierai le troisiesme de mes vers à la hautesse de Monseigneur, là où j'espère louer la vertu des plus illustres personnes de mon pays. » C'était sans doute le duc de Savoie, Emmanuel- Philibert , qu'il désignait sous le nom de Monseigneur. Quinze ans après, ce livre de vers en l'honneur des plus illustres personnages de la Savoie est encore annoncé comme inédit dans la nomenclature des ouvrages que l'auteur avait en portefeuille : « Il a beaucoup écrit, disait son ami Louis de Richevaux en 1674 ', entre autres choses certains poèmes héroïques qu'il nomme Idyllies, à l'imitation de Theocrite ; cinq volumes de lyriques; un livre des plus illustres et apparens personnages de son pays ; la nouvelle poësie en vers mesurés, comme les Grecs et Latins ; trois traités qui ne seront veuz que de la postérité, à qui il les dédie, nommés des choses là dectittes, à sçavoir : les Hystoriens, le Monde bigarré et Pandore ; mais, à mon gré, il s'est monstre excellent en la traduction de Job, faite en diversité de vers, pour les chanter, qui sera bientôt mise en lumière, et estoit promise et réservée à feu tresillustre, tres-vertueuse et non jamais assez louée princesse Madame la duchesse de Savoie. Du reste de ses œuvres, il m'a assuré qu'il te feroit part. > On doit s'étonner que Marc-Claude de Buttet , depuis son retour en Savoie, ait refusé de livrer de nouveaux ouvrages à la grande épreuve de l'impression : il faut conclure de son aversion pour la publicité qu'il faisait peu de cas de la gloire et des applaudissements. Il pensait que les lettres et les sciences n'étaient que les distractions des classes