‹ Œuvres poétiques; précédees d'une notice sur l'auteur et accompagnées de notes par le bibliophile JacobChapitre 3 sur 94 · SUR MARC-CLAUDE DE BUTTET · texte numérisé non relu

SUR MARC-CLAUDE DE BUTTET

ti^T^''!"^^''" ^^ recueil même des poésies de

^^l^l^^r Marc- Claude de Buttet qu'il faut aller ^^^^J^ chercher quelques renseignements assez ^<^^^^ vagues et fort incomplets sur sa vie et sur ses ouvrages : car il a été presque oublié, sinon dédaigné, par les écrivains français contemporains, qui, tout en lui décernant des éloges peut-être exagérés à l'époque oii il se fit connaître comme poète à la cour de France, ne se sont plus occupés de lui quand il fut retourné en Savoie, où il avait pourtant •conservé une grande réputation littéraire.

La Croix du Maine, dans sa Bibliothèque francoise. a toutefois consacré un article à ce gentilhomme savoisien, « très-excellent poète et bien aimé de Son Altesse, soit pour les mathématiques ou autres disciplines, esquelles il est fort versé ». Mais, après avoir cité quelques-uns de ses écrits imprimés ou inédits, il s'excuse de n'avoir pas connaissance de ses autres ouvrages latins ou français, « pour n'avoir jamais eu ce bien de le voir et de le connoître » Du Verdier, dans sa Bibliothèque française , c\iq

Il NOTICE

également le recueil des poésies de Marc-Claude de Buttet et en donne plusieurs extraits assez bien choisis, sans y ajouter aucun détail sur l'auteur, qui vivait encore retiré à Chambéry, sa ville natale.

Marc-Claude de Buttet était né vers 024 ', d'une famille noble qui possédait des terres aux environs de Chambéry et qui avait contracté des alliances avec les principales maisons de la Savoie. Il nous fait connaître dans ses vers son cousin Louis de Buttet, qui devait être plus âgé que lui et qui paraît l'avoir précédé à la cour de France; il adresse aussi une de ses odes et un de ses sonnets à son cousin Jean de Piochet, qu'il appelle mon autre moi et qui avait comme lui la passion des lettres ^. Sa vocation naturelle et ses études le portaient do'nc vers les choses littéraires, et nous devons croire qu'il s'était de bonne heure appliqué aux travaux de l'esprit. Cependant, comme il était le troisième enfant de son père '.et qu'il ne devait pas compter sur l'héritage de ses parents, il se tourna d'abord vers la carrière des armes.

Il est permis de supposer que son éducation clas-

I. On peut fixor cette date approximative, d'après deux passages de VAmalthée, où il dit qu'il commença d'aimer à l'âge de dix-neuf ans et que son amour poétique dura sept années. Or, VAmalthcc parut pour la première fois en i56o. (Voyez l'édition de Lyon, i575, p. 5o et 29.)

2 Nous avons trouvé une pièce de vers de Jean de Piochet en tête d'un volume rare intitulé : les Triomphes du baptême de Cltarles-Einmaniiel, prince de Piémont, avec annotations par F. de May. (Paris, Richard, iSGy, in-8'.)

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