VAmalthée, éd. lion de iSyS, p. 5o
Quand en pleurant au monde je fus né, Trois fois Junon avoit ouy ma mcre.
NOTICE m
sique s'était faite à l'université de Turin, et qu'il avait eu pour condisciples plusieurs de ses compatriotes qui restèrent ses amis. Tels furent Claude de Lambert et Gaspard de Lambert , originaires de Chambéry et neveux de Jean-François de Lambert, évêque de Nice. Il se lia particulièrement avec Claude de Lambert, qui partageait ses goûts poétiques et qu'il appelait, ainsi que Jean de Piochet, mon autre moi. Dans un sonnet qu'il lui adresse, un vers touchant exprime son amitié fraternelle pour ce camarade d'enfance, qu'il eut le chagrin de voir mourir avant lui ' :
O toi, Je moi la fidèle moitié.
Ils étaient poètes ensemble, ensemble ils avaient été amoureux. Claude de Lambert fut l'heureux amant de Marguerite ^, tandis que Marc-Claude de Buttet soupirait en vain pour Amalthée. Nous ne savons ce qu'il faut croire de cet horoscope, que le père de ce dernier aurait fait dresser par un astrophile le jour de la naissance de son fils ' :
Le Soleil bon lui donna l'accointance Des grai7S seigneurs, Mercure la science, Et mesme en biens J'y vois un heureux cours; Mais je crains fort, ains que l'cige il entame. Qu'une beauté (en lui captivant l'ame), Avant son temps, n'abrège ses beaux jours.
Malgré l'horoscope, Marc-Claude de Buttet aima pendant sept ans une belle dame qu'il a célébrée sous le nom à'Aynalthée, et n'en mourut pas. Il