STROPHE III
C'est ainsi qu'ils voguaient à la voix du poète,
Les sublimes ambitieux, Ces hommes qui rêvaient pour dernière conquête,
D'entrer tout armés dans les deux.
La lyre conjurait les périls du voyage,
Et les ennuis et les lenteurs, Le calme, plus funeste, et plus craint que l'orage
Par ces hardis navigateurs.
En vain la nuit les trompe, et le vent les retarde ;
Le vaisseau changeant d'horizon, Aux monstres indomptés qui l'avaient sous leur garde
Reprend la divine toison.