‹ Œuvres poétiques (volume 2)Chapitre 38 sur 103 · ANTISTROPHE III · texte numérisé non relu

ANTISTROPHE III

Vous n'êtes pas au bout des épreuves fatales,

Pilotes, jouets du destin !

Vous n'avez pas encor dans vos cités natales

Mis à l'abri votre butin.

Le retour n'est pas sur; les mers les plus sereines

Cachent des écueils aux vainqueurs :

C'est l'île de Circé, c'est l'antre des Syrènes;

Leur chanson va tenter vos cœurs !

Déjà vous leur cédez... mais la lyre d'Orphée

Parle dans sa prudente main ; Des lâches déités la voix est étouffée,

Le vaisseau poursuit son chemin.

EPODE III.

Il touche au port; en lui la paix et l'abondance. De l'antique âge d'or le charme est revenu. Sur le pont égayé par le chant et la danse, Chaque homme participe au trésor inconnu. Des ailes tout à coup s'ouvrent avec tes voiles, O navire ! à la mer adressant tes adieux, Tu vas, là-haut, briller au milieu des étoiles, Et tous tes matelots passent au rang des dieux.

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