HIPPARQUE
Rappelle aussi mon culte à des dieux moins austères Dont j'aime à célébrer avec toi les mystères : Aphrodite et Bacchus, Ëros, d'autres encor, Tous ceux qu'on réjouit au bruit des coupes d'or; Sans oublier non plus, entre ceux que je fête, Que l'aveugle divin n'est pas mon seul poète; Qu'Anacréon, Thespis, à mes banquets admis, De leur joyeux tyran sont les meilleurs amis, Et qu'Hipparque, en buvant, préfère à toutes choses Les vers de Simonide et le parfum des roses.
S'adrcsiant à Harmodius.
Mais de quel air farouche entends-tu mes discours. O bel Harmodius! Tu bouderas toujours?
Fuyant pour m'éviter les plaisirs de son âge, La colombe vivra comme un aiglon sauvage? Des plus sombres vieillards je te vois entouré ; Va prendre ailleurs ta place au cortège sacré.