SCÈNE III. 3II
Pisistratides, chers aux Muses immortelles !
Athènes vous devra ses gloires les plus belles,
Sa plus riche moisson de vers mélodieux,
Ses routes et ses ports, l'autel des douze Dieux,
Sa palestre nouvelle aux jardins du Lycée,
Le luxe de l'Asie au fond du gynécée,
Des fontaines, des bois de lauriers toujours verts,
Des stades et des bains à tout le peuple ouverts.
C'est par vous qu'assurant l'éternité d'Homère,
Athène est désormais sa véritable mère.
Et Zeus olympien, par vous seuls, aujourd'hui,
Voit s'élever son temple immense comme lui.