ISMÉNE, UN CONJURÉ, LE CHŒUR, SECOND CHŒUR
LE SECOND CHŒUR
// apporte et dépose sur la scène les corps d'Harmodius
et d'Aristcgiton.
De ces myrtes en fleurs j'ai tiré mon poignard, J'ai bravé le grand nombre et la Parque incertaine; J'ai combattu ! mon cœur me dit que, tôt ou tard, Naîtra du sang versé la liberté d'Athène.
Oui, cher Harmodius, oui, tu vivras encor; Tu verras chez les dieux d'autres Panathénées, Achille et Diomède, aux Iles-Fortunées, Te mènent, en chantant, cueillir les pommes d'or.
J'ai porté, sous des fleurs, une arme vengeresse; J'ai paré mon poignard d'un verdoyant feston, Ainsi qu'Harmodius et qu'Aristogiton, Qui tuèrent Hipparque, aidés de la déesse.
Dans les banquets joyeux que leur nom soit chanté ! Ils sont morts, éclatant de beauté, de jeunesse, Pour rétablir des lois la sainte égalité... Que leur nom soit chanté, que leur vertu renaisse.
Vieillards ! mon frère est mort, je vous le disais bien ! Mon cœur avait senti la blessure du sien. O cher Harmodius, permets que je te suive : Nul amour, nul devoir, n'ordonne que je vive! Elle se jette sur le corps d'Harmodius et le lient embrassé.