‹ Œuvres poétiques (volume 3)Chapitre 13 sur 113 · CHANSON DES ONDINES · texte numérisé non relu

CHANSON DES ONDINES

Tous les ruisseaux ont des sources connues ; Toute rosée est un envoi du ciel; L'éclair toujours jaillit du flanc des nues: Abeille et fleur nous présagent le miel ; Tous les ruisseaux ont des sources cornues.

D'où naît l'amour, qu'il soit triste ou joyeux? Qu'il soit de miel, de flamme, ou de rosée, Qu'il ait le rire ou les larmes aux yeux. Que l'âme en vive, ou qu'elle en soit brisée, D'où naît l'amour, qu'il soit triste ou joyeux.''

Veut-il toujours beauté, ^/âce ou génie? IV. 7

Est-ce un essor vers un être idéal, Est-ce un caprice, un culte, une harmonie, Est-ce un accord de l'égal à l'égal?

Veut-il toujours beauté, grâce ou génie?

La douce flamme a cent foyers divers; La douce fleur vient de plus d'une graine, Fleurit l'été, dans les plus noirs hivers; Il naît de tout, et jusque de la haine; La douce flamme a cent foyers divers.

C'est d'un sourire et souvent d'une larme, D'un vague instinct qu'on ne peut définir, D'un mot du cœur, d'un geste qui nous charme, C'est d'un espoir ou bien d'un souvenir. C'est d'un sourire et souvent d'une larme.

Dieu qui le donne en garde le secret.

Pourquoi dans l'air l'atome qui voltige Va-t-il ici semer une forêt, Là féconder une fleur sur sa tige?

Dieu qui le donne en garde le secret.

On va s'aimer, à quoi le reconnaître?

L'un près de l'autre on a marché longtemps, On s'ignorait, se dédaignait peut-être; C'était l'hiver et voici le printemps.

On va s'aimer, à quoi le reconnaître?

Le cœur s'est pris dès le premier regard. On vient tous deux des deux pôles contraires. On s'aper.;oit de loin et par hasard...

LA TOUR d'ivoire.

Du premier coup on s'est reconnu frires. Le cœur s'est pris dès le premier regard.

Un seul rayon a mis le ciel en flamme Hier la lumière arrivait lentement, Tout pâlissait dans les cieux et dans l'âme. Et ce matin tout brille en un moment; Un seul rayon a mis le ciel en flamme.

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