UNE VOIX ET DES AILES
Il est beau de fendre l'air, De passer, fier et sauvage, Plus rapide qu'un nuage, Comme la flèche et l'éclair ;
Au delà des mers lointaines.
D'aborder le même jour, A Paris sur une tour, Sur un fronton dans Athènes!
De planer en liberté Sur les flots et sur les nues, De fuir dans l'immensité Vers les sphères inconnues ;
D'avoir vu tout l'infini Et, sur l'heure, à tire-d'aile, De revenir à son nid...
Bienheureuse l'hirondelle!