‹ Œuvres poétiques (volume 3)Chapitre 62 sur 113 · UNE VOIX ET DES AILES · texte numérisé non relu

UNE VOIX ET DES AILES

Il est beau de fendre l'air, De passer, fier et sauvage, Plus rapide qu'un nuage, Comme la flèche et l'éclair ;

Au delà des mers lointaines.

D'aborder le même jour, A Paris sur une tour, Sur un fronton dans Athènes!

De planer en liberté Sur les flots et sur les nues, De fuir dans l'immensité Vers les sphères inconnues ;

D'avoir vu tout l'infini Et, sur l'heure, à tire-d'aile, De revenir à son nid...

Bienheureuse l'hirondelle!

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