III
Mais qu'à l'égal d'un roi chacun soit respecté Dans le plus humble effort que fait sa liberté. Chacun est , sous son toit ou de cèdre ou de chaume, Un prince, et de Dieu seul il tient ce doux royaume; Qu'il le sache et soit fier, et qu'il marche debout' Le rempart de son droit l'environne partout ; Il est libre, il veut l'être, il aime à le paraître. Nul ne sera valet qui pourra rester maître. Au métier de flatteur ôte ses vils appas, Et les cœurs les moins fiers ne s'y baisseront pas.
Voilà ce que tu dois; rends au moins ce service, Abolis, seulement, l'utilité du vice.
A défaut des vertus que tu ne peux donner, Rends sa laideur au mal en cessant de l'orner. Ccrte, il est plus aisé quand la foule est maîtresse, De régner à l'abri des vices qu'on caresse! Si j"avais à régir tous ces cœurs abattus. J'y voudrais employer leurs dernières vertus. Essaye: et tu verras, sur ces nouvelles routes, Que tes meilleurs appuis sont ceux que tu redoutes. Pour moi, tu m'apprendras, et sans m'humilier. Ce que je sais le moins' à cette heure : oublier; Et je serai dans l'ombre, ardent à me soumettre, Jamais ton serviteur... mais ton soldat, peut-être. Car, vois-tu, ce pays qui serait grand par toi. L'honneur qu'il te devrait, c'est mon idole à moi- Que l'on touche à sa gloire, et je deviens sans peine Implacable d'amour aussi bien que de haine; Dès le premier éclair oii la raison m'a lui. J'ai fait vœa de souffrir et de mourir pour lui. Donc, ô chef, prince ou roi, de quel nom qu'on te non
LALCADE DE TAMPICO. ?07
Moatre-nous, s'il se peut, un héros honnête homme, Accoutume un grand peuple à marcher sans secours; Règne en sage... et que Dieu te donne de longs jours.
Long silence.
Z A PAT A
Allez, monsieur, allez!
J'ai dit.