A MON AMI SAINT-RENÉ TAILLANDIER
l'aM E.
Dans cet air sombre et lourd qui pèse sur nos villes; J'ai peine à soulever le fardeau de mon corps; Courbé sous les douleurs et les travaux serviles, Quand j'aspire à monter, je tombe et je m'endors.
J'entrevois da chemin, en marchant sur la boue. Le grand mont qui se dore au soleil printanier ; Une chaîne éternelle, et qu'en vain je secoue, Loiri des sommets en fleur me retient prisonnier.
Pour fuir ce sol impur et l'odeur de nos tombes, Pour m'approcher du ciel et goiiter les beaux jours,
Ah ! que n'ai-je un instant les ailes des colombes Qui volent sur nos toits en chantant leurs amours!