‹ OEuvres posthumesChapitre 60 sur 103 · LES 31ÈMES, UN DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

LES 31ÈMES, UN DOMESTIQUE

LE DOMESTIQUE, yiinonçaiit.

M. de Prévannes.

MARGUEHITE.

Permettez que je me retire.

LA COMTESSE

Pourquoi donc? Et cette belle colère''

h.u cloiiiL'stiijuu.

Priez (pi'on entre.

Le iloiucsiliiiuc toil.

122 (KUVRES POSTHUMES.

M Alt GU Lit I TE.

J'ai à écrire.

LA COMTESSE

Oli! bans doute! Il laut que tu douncs à quelqu'une de tes bonnes amies des nouvelles de ta robe neuve.

SCKiNE III LKS MÊMES, PRÉ VANNE S.

l'ItEVAiNiNES.

l)onj(>ur, mesdames. Je ne vous demande |ta> comment vous allez ce matin, je vous ai vues (oui à l'heure aux courses, et vous étiez éblouissantes.

LA COMTESSE

Vous vous serez trompé de visage.

PUÉVANNES.

Non, vraiment ; mais qu'avez-vous donc? 11 me semble en elTet voir un air de mélancolie... Je vous annonce le baron... plus sombre et plus noir (jue jamais.

MARGUERITE

il nous manquait cela ! Je m'enfuis.

niÉVAKÏSES.

Laissez, laissez, vous avez le temps. Je l'ai rencontré dans les Tuileries, qui se promenait d'un air funèbre, au fond d'mic allée solitaire. 11 s'arrêtait de temps en lem[)s avec des attitudes de

méditation. Quelqu'un qui ne le connaîtiMit pas aurait cru qu'il faisait des vers.

MARGUEHITE.

Et monsieur le marquis n'admet pas qu'on puisse avoir un «joût qui lui manque?

PRÉVAKNES.

Ah! ail! je n'y prenais pas garde; j'arrive ici comme Mascarille , sans songer à mal , et je ne pense pas qu'il faut me tenir sur le qui-vive. Eh hien ! ma charmante ennemie, que dites-vous ce matin, mademoiselle Margot?

D'abord, je vous ai défendu de m'appeler de cet affreux nom-là.

PRÉVANNES

Défendu! ah! c'est mal parler; vous voulez dire que cela vous contrarie. Vous avez raison ; cela choque ce qu'il y a en vous de majestueux.

A la comlesse.

Décidément, vous êtes préoccupée.

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