‹ OEuvres posthumesChapitre 65 sur 103 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LES MÊMES, VALBRL.N.

LA COMTESSE

C'est VOUS, monsieur! Comment vous va'.'

VALBRLW.

Madame, je me reprochais d'avoir i)assé hier la

loi (KUVKKS POSTHUMES.

journée sans vuus voir; j'ai été lorcé... malgré moi...

A Prévaniie*.

Bonjour, Edouard; j'ai été obligé...

i,.\ r,o.MTESsi;.

\(uis avi'/ été ol)ligé...

VALBUU.N.

(Mil, j'ai élé... à la campagne. Cela l(•|t(l^>e... cela distrait un peu.

Il s'assied.

L\ CO.MTESSE.

Sans doute ; c'est très-salutaire.

VALBRUN

Oui, madame, et je craignais fort de ne pas vou> trouver aujourd'hui.

LA COMTESSi;.

Pourquoi? A (his deviez être bien sûr de l'impatience que j'aurais de vous voir. Autrefois vous étiez moins rare.

VALDllLiN.

Ceci n'est pas un reproche, j'espère?

LA COMTESSE

Non; pourquoi vous en l'erais-je?... Vous n'en méritez sûrement pas.

VALlîlilN.

Non, madame ; et je crois (jue vous me rendez trop de justice jtour penser autrement de moi.

Si je vous soupçonnais d'oublier vos amis, je me le reprocherais comnu' un ciime.

VALBIiUN.

Oui... VOUS avez raison, c'en serait un véritable... Allez-vous ce soir à l'Opéra?

LA COMTESSE

Je n'en sais rien ; je ne suis pas bien portante.

- VALBRUN

Cela est fâcheux.

Pendant cette scène, Prévannes regarde souvent la comtesse en donnant des signes d'impatience. LA COMTESSE.

Oh ! ce ne sera rien. A propos, baron, je voulais vous dire...

A pari.

Je n'oserai jamais, c'est impossible '

Haut.

Comment se porte madame d'Orvilliers ?

VALBRUN

Ma tante? fort bien, je vous remercie. Elle va partir aussi pour la campagne.

LA COMTESSE

Comment, aussi? est-ce que vous y retournez?

VALBRIJJN.

Je n'en sais rien, cela dépendra de certaines circonstances...

LA COMTESSE

De certaines circonstances... et ces circonstances ne dépendent-elles pas de vous?

VALBRUN

Pas tout à fait. On n'est pas toujours maître de ses actions.

m\ tKUVRKS POSTHUMES.

I,A rOMTESSi:.

Vous mo sur|)ione7.. Il mo semhiait (|iio vuu^ m'aviez dit... dornièrement... (jiio vous ('lio/. indépendant, par votre j)Osition comme par votre fortune, que rien ne vous fiènait, ne vous conlraiiînait. C'est comme moi, qui suis parfaitement libre, et (|iii puis, n mon ^né, disposer de moi.

VALIîRLN.

Je suis bien libre aussi, si vous voulez : mais je n\ii ]ias encore pris mou parti.

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