‹ OEuvres posthumesChapitre 78 sur 103 · V .V I. lî |{ u · texte numérisé non relu

V .V I. lî |{ u

Est-ce possible! Une jeune fdle si jolie, si aimable, un peu trop gaie parfois, mais pleine de mérite et de talents... Tort riche... IN'avais-tu pa^ engagé ta parole?

l'l;ÉVA^NEs.

Et toi, qu'a'^-tii lait de la tienne '.'

VALBRUiN.

Je n'ose pas, je ne peux pas, je n'oserai jamais. .. à moins (jue... pourtant...

F/ANE ET LE RlMSSEAi:. i:,9

PR^:VA^'^'ES, ù piul

Uiifi le diable l'emporte !

VALBUUN.

Si tu savais quel souvenir et quel pressenlinicnt me poursuivent! On peut bien être ridicule quand on aime, mais on ne l'est pas quand on soulTre.

PnÉVANlN'KS.

Et de quoi soulfres-lu, je te jirio? Pousse cctlo porte, elle t'attend.

VALBRUN

Oui, le bonheur est peut-être là, derrière relte porte... je ne puis l'ouvrir... je reculerais sur le seuil... l'espérance ne veut plus de moi.

I>11É VANNES

Pousse donc cette ])orte, te dis-je ! Tiens, Henri, sais-tu, en ce moment, de quoi tu as l'air'.' Tu ressembles, révérence parler, à un nue qui n'ose pas fraiicliir un ruisseau.

VAEBl'.l N.

Comme tu voudras. Toi (jui te railles de m;i souffrance, n'as -tu jamais été tiahi? Je veux croire, si cela te plaît, que tu n'as point renconlié de cruelles ; n'en as-tu pas trouvé de perfides, de malfaisantes ?

Pr.ÉVANNES.

Quelquefois, comme un autre.

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