PP.ÉVA>">ES
Nous retombons dans ravant-j>r(q>(is.
VALBlilN.
Kdouard ! C'est toi qui m'as traité ainsi !
PlîKVAN.NLS.
Je crovais, monsieur, (jue l<uil a riiciuc voiiuic donniez un autre nom.
VALBRLN.
Oui, monsieur, vous avez raison. Vous nie rappelez mes paroles, et, ]Miis(|u'il voiis |ilaîl de n\ pdini répondre...
l'IiÉ VANNES.
.le ne réponds point à des paroles saii> Iml, sans consistance et sans raison.
VALBULN.
Sans but! C'est vous qui refusez de vous ballre.
I'1!i':vanm:s.
•le ne refuse pas absolument. Je demandi- à ipirl litre vous me provorpiez.
I']b bien! puis(pi'ii en est ainsi...
riîKVAN.NtS.
Oui, certes, je demande encore une i'nis si vonft<'s le frère, on Taniant. mi le mari de la cdui-
IR« (KIIVF'.RS IMISTIIIMIKS.
tossf, ot, si VOUS nrlos licii ilo hml rein, jp tiens jioiir nulles vos forfîinfories. Il n'ontro pas dans mes lialiitiulcs de me couper la *iori;e avec le premier vcnn.
vAi.RnnN.
T.e premier venu, juste ciel !
PRKVAKNKS.
Eh! sans doute; qu'ètes-vous de plus? In ami de la maison, d'accord ; une connaissance agréable sans doute, qu'on rencontre peut-être un peu trop souvent rlie/ une jolie !'( mme vive, léf^ère, un |)eii jierfide, j'en (Conviens, d'une réputation à demi voilée...
VALRRUN.
Parlez-vous ainsi de la comtesse V
PRÉVANNES
Pourquoi donc pas? Sur ce point-là aussi, allezvous encore me chercher chicane?
VAT.RUrN.
Oui, morbleu; c'est tnq)! J'ai pu supporter vos froides et cruelles railleries, mais vous insultez une femme que j'estime et que vous devriez respecter, puisque vous dites que vous l'aimez; venez, monsieur, entrons clioz elle. Je n'ai pas, dites-vous, le droit de la défendre; eh bien! ce droit que j'ai |»cr(lu, (juc vous m'avez ravi, i\\\o j'avais hier, je le lui redemanderai, fût-ce poniun instant, et elle me le rendra, je n'en doute pas. Toute perlide qu'elle est, je connais son cœur, et, malgré toutes vos trahisons, je l'ai tant ainu'e.
i/am: i:t i,f. iuisseai. ist
(|uVlIo doit m'aimer tiiroro. ie (lovais être son époux, je pouvais presque en porter le titre; qu'elle me le prête un quart d'heure, me rendrezvous raison? Venez, monsieur, entrons ici.
Il v,i pour ouvrir la porlc de la chambre de la romte^se, FRÉVANNES, l'arrêtant.
Dis donc, Henri, te souviens-tn que ce matin je te comparais à un nue qui n'ose jias francliir un ruisseau?
(Ju'est-oc n dire?
PI!!'; VANNES
Eh! le voilà, le ruisseau: c'est celte porte; niions, pousse-la donc! Ce n'est pas sans peine (pie nous V sommes parvenus.
Il pousse la porte. Enirent la comtesse et Marguerite.
SCÈNK XV