‹ Œuvres posthumesChapitre 2 sur 89 · PORTRAITS · texte numérisé non relu

PORTRAITS

11 a été parlé en passant, dans le premier volume, des Précieuses de Mâcon. J'ai donné ce titre à un recueil d'une •singtaine de crayons !aits sur le modèle des fameux portraits que Segrais réunit chez Mademoiselle et pul>lia : on sait que Mademoiselle donna l'exemple en 1637, en faisant elle-même le sien, celui de Coudé, celui de M. de Béthune , etc. L'abbé de Pure et Molière en prirent le thème de leurs comédies ; plus tard, dans ce même cadre si frivole, La Bruyère dessina, avec la finesse de l'observateur et la profondeur du philosophe, sa galerie de Caractères (itîîi;). Un moment, on avoit vu toute la France s'engouer de ces pastels littéraires , qui intéressoient fort l'amour-

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propre de chacun. Après les beaux esprits de Paris et de la cour, ceux de la bourgeoisie et de la province s'exercèrent à l'envi à faire des portraits. Voici un des monuments du genre : dans un manuscrit sans titre, sans marges, de six grandes feuilles remplies jusqu'au bord, on trouve les silhouettes des précieux et précieuses de Molusium (une seule fois ou a écrit Mascon pour Molusium, puis on a biffé). Quel est l'auteur de ce manuscrit ? C'est un Bauderon , mais non Sénecé probablement, car il s'est moqué de la mode usée des portraits. Je l'attribue àBrice Bauderon; eu effet, celui qui a écrit ces pages déclare qu'il n'est pas poëte , mais orateur; le style et l'écriture trahissent également le magistrat, qui d'ailleurs a donné d'autres portraits.

Bien entendu, jamais il ne nomme directement les personnes ni les villes voisines dont il parle ; si Maçon est Molusium, Cluny est Clusium, Lyon est Milet, Paris est Athènes. L'église devient le temple des druides et le curé le grand sacrificateur. Le tableau de Mâcon est presque tout entier dans ces pages ; la fureur du jeu, la galanterie, le luth et le clavecin, les chansons et le doux parler, les collations, L's violons, las vers et tous les genres d'esprit, les rencontres sur le cours, la main offerte au sortir de l'église le talent à juger des beaux ouvrages, l'habileté à écrire des lettres, et de temps en temps un duel à quatre, voilà les traits principaux de la vie élégante de cette province au xvu« siècle. L'auteur nous dit l'histoire de chacun et de chacune , surtout des jolies femmes ; mais que sont devenues , hélas ! ces fleurs d'axitrefois ? Où sont les neiges d'antan ? Où est cette Delflnie qui savoit entendre à trois cavaliers à la fois, qui considéroit avant tout dans un homme sou épée et son l'ouquet de plumes, et qui aimoit tant les correspon-

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daiices mystérieuses et les assignations cachées ? Et ce Dorante, dont la voix délicate flattait plus agréablement son oreille que celle d' autrui? Et toutes ces femmes qui avoient le charme inévitable du sourire, la grâce infaillible du regard ? VA cette Daphné, la reine des précieuses en vérité , car elle avoit « les trois choses qui « m'oliligeut à mettre une femme au rang dos pré- 0 cieuses, la beauté, l'esprit, et le bruit qu'elle fait dans « le monde par la diversité île ses aventures et par le « nombre de ses amants. » Etre une précieuse , quelle gloire ! Plus d'une mère formoit sa fille doctement , sérieusement, à cette condition nouvelle ; l'auteur nous laisse entrevoir un intérieur où la mère et la fille étudioient ainsi le bel air. « Le bruit commun est que , (' quand elles sont seules, elle lui apprend de cent dif- (' férentes sortes de révérences plus simples et plus (( profondes, suivant la différence des lieux ou des perte sonnes Elle en a pour les personnes qui sont au- « dessus d'elle , pour ses égales . pour ses inférieures, «pour les galants qu'elle veut engager à l'aimer, et <( d'autres plus négligées pour ceux dont elle ne se « soucie pas. Il en est de même pour les compliments : « elle lui eu apprend pour l'entrée , pour le sortir, pour (des hommes et pour les femmes; enfin, comme j'ai « déjà dit, il n'est pas jusqu'à ses regards qui ne marte chont par ressort et qui ne la doivent faire passer « pour la personne la plus régulière et la plus con- «' certée de Molusium , si elle suit les enseignements de « sa mère. »

Lisons quelques portraits :

« Charité est une jeune précieuse de campagne, d'auprès de Molusium ; mais comme elle a passé un hiver daus cette ville, où il lui est arrivé des aventures assez coiisi-

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dérahles, on peut lui donner rang parmi les précieuses de Molusium. Elle est jietite et a beaucoup d'embonpoint , qui est une chose assez dé-agréable ; elle a l'air assez jeune et le teint assez frais , mais elle ne l'a pas fort uni, et la petite-vérole lui a fait beaucoup de tort. Elle a les yeux bien fendus et à fleur de tête, mais on n'y remarque pas beaucoup d'esprit , bien cpi'elle en ait assez. Le Irait le mieux fait qu'elle ait, c'est sa bouche, c[ui a bien de l'agrément. Sa gorge et ses mains ne peuvent pas manquer d'être belles, puisque j'ai déjà dit qu'elle a le teint beau et qu'elle a de l'embonpoint. Elle a compté entre ses soupirants Rupilius, Clitophon et Géliodante. Les premiers soupiroient pour sa fortune, qui est assurément for-t grande et dont ils avoient besoin pour raccommoder la leur. Mais comme le dernier aimoit plus la personne que son bien , aussi n'en fut-elle pas ingrate, et elle lui donna ses plus tendres affections pour reconnoitre son mérite et son amour.

« Géliodante est un gentilhomme véritablement précieux. Sa naissance est illustre, son courage grand, sa mine fière et nolle, sa taille fort haute et sa fortune n'est pas médiocre. Il a de l'esprit galant et de l'esprit du monde; il a du sérieux et de l'enjoué, et il le tourne en toutes les manières qu'il veut. Enfin , il a cet air qui donne d'abord bonne opinion des gens, et U se fit aimer de toutes les personnes qui le virent aussitôt qu'il arriva à Molusium , où il suivoit Charité. Il lui fit sa cour quelque temps avec son succès ordinaire , et il en reçut autant de satisfaction que ses rivaux de honte et de déplaisir. Mais le hasard, qui se mêle de toute chose, l'empêcha bien de se louer longtemps de sa bonne fortune. Un oncle de Chai-ite eut un démêlé avec un autre de ses oncles pour le partage d'une suc-

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cession , et comme les gens d'esprit rident ordinairement leurs procès à la pointe de leurs armes, il y eut appel de part et d'autre. Géliodante avoit trop de cœur pour ne pas offrir son bras et son épée à l'un des deux; il se présenta donc pour être le second de celui que sa maîtresse aimoit le plus. Il se battit contre le second de l'autre; il le désarma, il le blessa à mort et luimême fut blessé très - dangereusement , sans que les deux auteurs de la querelle se fissent point de mal , par un caprice aveugle du hasard et de la fortune. Cependant, les juges de Molusium apprirent le com- Ijat et voulurent donner une preuve de leur intégrité et de leur justice, en appuyant par leur sentence l'édit ifue le grand Alexandre a fait contre les combats singuliers. Le pauvre Géliodante, tout blessé qu'il étoit , fut contraint d'éviter en se cachant la sévérité de l'Aréopage , et le père de Charité , qui ne sait pas faire le discernement du mérite, fut tellement choqué de ce duel qu'il jura de ne faire jamais justice à celui de Géliodante. Ce panne amant désespéré ne chercha plus qu'à mourir et à perdre les auteurs de sa disgrâce,: et Charité, qui avoit beaucoup de tendresse pour Géliodante, se mit à couvert des violences de son père parmi les vestales de Venusium, en attendant une conjoncture plus favorable à son amour. Ce n'est pas la seule amour où Géliodante a été malheureux. Il a autrefois aimé Clarine, à présent Alcidiaue, et il n'a pas pu y réussir. On dit qu'elle lui disoit souvent : Voyez , Géliodante, j'admire votre esprit, je considère fort votre bonne mine, et j'ai bien de la reconnoissance pour l'affection que vous me témoignez; mais je n'ai pas assez bonne opinion de votre fortune, et je n'ai jamais été d'humeur à faire celle d'un jeune homme comme vous. Cependant, l'événement a fait voir qu'elle auroit été

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bien plus heureuse avec Géliodante qu'avec le mari qu'elle a pris, lequel, se servant du crédit qu'il a auprès du grand Alexandre , l'a rendue la plus malheureuse femme du monde et a répandu par toute la terre le brait de ses mauvais traitements et de la déplorable condition de cette ambitieuse.

« Polygène. Son pays est Venusium, le lieu de son établissement Milet. Il est grand, il est bien fait, il a du cœur et de Tesprit, il fait bien de la prose et encore mieux des vers. 11 a une passion merveilleuse pour tous les beaux ouvrages et principalement pour la poésie. Il a une grande facilité à retenir des vers, et il les récite avec une grâce toute particulière et un ton de voix qui excite la tendresse dans ime âme, quelque dure qu'elle soit. Ce mérite extraordinaire ne lui a pas peu servi à établir sa fcrtime. Comme il voyoit à Milet une fille de condition, qu'il tàchoit de s'en faire aimer et qu'il n'y réussissoit pas mal , la mère de sa maîtresse le pria de ne plus penser à sa fille et de ne pas continuer sa poursuite, parce qu'elle ne consentiroit jamais à ce mariage. Polygène fut fort surpris de ce discours , et se préparoit à en demander la raison, lorsqu'elle lui dit : « Ce que vous croyez un effet de mon caprice et de votre malheur en est un très -grand de votre mérite aimable, Polygène. Quoique j'aime ma fille avec passion , je me réserve pourtant mes premières et mes plus tendres affections. En un mot, je vous aime et je ne saurois souffrir que ma fille soit heureuse pendant tfue je serois misérable. Elle est jeune et belle, je suis riche et ne suis pas vieille ni désagréable. Voyez donc si vous voulez préférer l'apparent au solide , et une beauté que quelques années terniront à une fortune dont l'éclat doit durer autant que votre vie. n Polygène

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ue put pas s'empêcher de témoigner son étonnement et sa surprise ; mais étant revenu à soi : « Madame, dit-il , la grâce que je reçois de vous est du nombre de celle? qu'on ne peut attendre sans témérité ni recevoir sans étonnement; mais aussi elle ne se peut pas refuser sans injustice, et je prétends de vous faire voir en l'acceptant que si vous pouviez choisir un plus honnête homme, vous n'en pouviez pas trouver un qui eût plu? de reconnoissauce. » Enfin les noces se firent avec la satisfaction des deux partis. îtlais comme il faillit à Polygène d'autres objets que sa •s'ieille femme, il commença bientôt à chercher des sujets à l'amour qui se lassoit d'être oisif dans son cœur. Sa femme le sut, elbl'observa, elle s'en plaignit et le tint de fort près. Pourtant, elle ne put pas l'empêcher d'aller à Molusium assister au mariage d'un de ses oncles. Ce fut là qu'il vit Damasie, qu'il l'aima et qu'il eu fut aimé , à ce que l'on dit. 11 est bien difficile, quand le hasard assemble deux personnes qui ont également du mérite, que l'amour n'assemble pas aussi leur cœur. Cette intelligence éclata assez dans Molusium, et même on fit des vers fort au désavantage de Damisie, qui furent trouvés à sa porte. Enfin, le bruit en courut jusqu'à Milet. Il arriva jusqu'aux oreilles de la vieille jalouse de Polygène , qui ne manqua pas aussitôt de le rappeler. Pourtant, quoi qu'elle ait pu faire, on dit que son intelligence continua avec Damasie, et qu'il a été plusieurs fois à Clusium sous divers prétextes pour voir cet objet de sa flamme.

«Grimaldvs est im druide qui a demeuré longtemps à Molusium et qui y demeure encore à présent. Je ne sais si je dois dire que c'est un homme d'esprit ou un hommt de bonne fortune, et s'il doit le crédit qu'il a dans l'esprit

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de quantité de dames à son adresse ou à son bonheur. De quelque façon que la chose aille , il est certain qu'il a enchanté la moitié des dames de Molusium et qu'elles le croient comme un oracle ; jusque là que l'on a entendu dire à une fille de Molusium que si Dieu étoit d'un côté et Grimai dus de l'autre , qui disent deux choses différentes, sa mère croiroit le druide , au préjudice de la parole de Dieu. Cela ne seroit rien s'il n'en abusoit pas ; mais cette facilité qu'il trouve dans l'esprit des dames de Molusium le fait bien aller plus avant: il veut savoir tous les secrets des familles afin de s'y rendre nécessaire, et il abuse souvent pour cela des mystères d'Eleusis. 11 ne se fait rien chez celles qu'il gouverne dont il ne veuille être l'arbitre et le dispensateur, et même on dit qu'il se mêle quelquefois d'être le dispensateur de leurs plus chers plaisirs. Cet esprit dangereux s'est fait déjcà une fois chasser de Molusium pour ses intrigues; elles furent si décriées pendant quelque temps que les druides furent obligés de l'éloigner afin de vaincre l'orage en lui cédant, bien qu'il leur apportât beaucoup de profit. Mais, comme la corruption du siècle couronne pour l'ordinaire le vice, il est revenu plus estimé que jamais, et, comme le torrent qui a emporté une digue est plus impétueux qu'auparavant , il continue à tyranniser l'esprit des plus faibles dames avec une insolence intolérable, à laquelle pourtant la sagesse ne sauroit trouver de remède, parce que ce faux druide se couvre de son manteau et qu'elle passeroit pour l'imposture si elle préteudoit de comliattre les actions de l'infâme Grimaldus.

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Voici la liste des principaux manuscrits de Sénecé <[ui restent inédits :

Le trouillon d'une Relation de ce qui s'est passé au Parnasse au sujet de la cherté des vivres; revue allégorique de l'état des lettres, des sciences et des ai-ts. Inachevé.

Paimi les compositions dramatiques, le scénario d'une trasrédie de Thémistocle ; — deux opéras, la Naissance de Bacchus et l'Amour châtié ; — trois scènes à mettre en musique : Julie et Ovide, Ariane, Héro et Léandre; — une Lettre à Bellocq sur les divers genres de ballets, suivie d'un plan de ballet allégorique, la Valeur couronnée par la Vertu, et d'un plan de ballet historique, Achille déguisé.

Toutes ces pièces étoient destinées à la corn-; celles qui suivent également : une Préface aux dialogues des dieux; — un Dialogue entre Jupiter, Neptune et Plrton : allusion à la lutte de la France et de l'Angletene; — la Conquête de Savoie, églogue : Acanthe, berger de Bourgogne, démontre à Daphnis, berger de Savoie, que c'est un grand bien pour la Savoie d'être conquise par Louis XIV; — VÉglise des Invalides, poème, un premier chaut; élnge de Mansard; — des Emblèmes et Devises m l'houneur de diverses personnes, deux entre autres assez singulières : pour Mansard, un zodiaque « dont les signes sont les maisons du soleil; » pour Adélaïde de Savoie, un dauphin sur la mer. «Les voya- « geurs et les naturalistes out remarqué que quand « les dauphins sautent et se jouent sur la mer, c'est « un présage infaillible d'un gros temps et que peu « de moments après l'onde devient enflée et les flots « grossissent. De cette remarque on peut tirer le sujet « d'une devise sur la consommation du mariage de 4t monseignem- le duc et de madame la duchesse de

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« Bourgogne. 11 faudra pour cet effet représenter un « dauphin qui se joue sur la surface des ondes , avec « ce mot : Agitante tumescet. n

Viennent ensuite quelques lettres, la première à mademoiselle de Chevigny sur les belles mains, la seconde au marquis de Digoine sur la différence des mots plancher et plat fond; une troisième à madame de Rambuteau, suivie dune théorie régulière, didactique, du jeu de VAfflat. Ce jeu « est un apanage de la nation mà- « connoise , qui l'a reçu de ses ancêtres par tradition « et l'a toujours fidèlement conservé depuis que les « cartes sont en usage, comme un monument de l'in- « dustrie de ses pères, sans que la manière de le jouer « se soit répandue au dehors , peut-être par la diffi- « culte d'y réussir et par l'application extraordinaire « que cette espèce de jeu demande... Nos bons grands- « pères, qui aimoient beaucoup ce jeu, étoient curieux « d'avoir toujours dans une bourse, qu'ils appeloient « leur jeu d'afflat, une pareille quantité de monnoie « ordinairement étrangère ou de quelques pièces qui « n'eussent point de cours, pour être moins exposés avLX « friponneries des valets. Les uns en avoient d'aigeut, « les plus curieux ou les plus riches en avoient d'or. « Il étoit peu de maison commode qui n'eût un ou plu- « sieurs jeux d'afflat, et j'ai Ta dans ma jemiesse les « pères les donner à leurs filles pour présent de noces. »

Il nous reste encore des études de Sénecé : — plusieurs fragments de traductions; une seule est complète, celle du Ravissement (T Hélène, poëme de Coluthus; — deux monographies entières, l'une d' //omère, l'autre de Boece. L'Italie, ancienne ou moderne, attira toujoius Sénecé; je trouve dans ses manuscrits : une Nouvelle, traduite de Boccace, inachevée; — une traduction du Tasse (Jérusalem délivrée), inachevée; — VArioste

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rajeuny; — puis un morceau d'un genre à part, un dialogue sur les Expéditions françaises en Italie.

Ces deux derniers manuscrits, qui sont considérables, méritent une attention particulière.

Dans l'un et dans l'autre il y a de bonnes parties; les plus originales sont celles que la fantaisie a dictées au poëte, les écarts de ses souvenirs ou de son imagination. Pour le fond , il vaut mieux lire soi-même l'Arioste ou l'histoire de l'Italie ; mais les hors-d'œuvre forment de petites pièces assez curieuses. Je vais citer les principales de ces digressions , sans chercher à les réunir par des transitions artificielles :

DIALOGUI-

sur les

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