‹ Œuvres posthumesChapitre 42 sur 89 · TOUTES DEUX · texte numérisé non relu

TOUTES DEUX

Pour ne point divulguer uue si noble étude. On ne peut avoir trop d'égards Et les mains de la multitude Sont le tombeau des arts.

LA MUSIQUE

Recevez-moi, solitude charmante, Vous qui m'avez donné le jour.

Hélas! dans vos déserts je vivois si contente!

Trop d'empressement m'épouvamte, L'n tumulte odieux m'alarrae en ce séjour; Recevez-moi, solitude charmante.

Vous qui m'avez donné le jour.

Chez vous, dès l'aurore naissante, .l'entendrai les oiseaux célébrer mon retour. C'est chez vous qu'il faut que je chante

Le tendre, le discret amour.

Recevez-moi, solitude charmante.

Vous qui m'avez donné le jom".

Les Plaisibs. aSi

LA DANSE

Le dieu du jeu vient à nous, ce me semble, Avec la nymphe des discours.

Ils sont toujours ensemble Et se grondent toujours.

Cachons-nous pour savoir l'état de leurs amours. Au chagrin qu'ils font voir votre tristesse unie. Vous portera des coups moins rigoureux ; On n'est point si malheureux, Quand on l'est eu compagnie.

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