‹ Œuvres posthumesChapitre 77 sur 89 · VIVE RÉPARTIE DU DUC D'ANJOU · texte numérisé non relu

VIVE RÉPARTIE DU DUC D'ANJOU

W} e conte est de la vieille cour, et je l'ai oui r pW|) dire à un ancien courtisan qui le tenoit de M^^ son grand-père; mais comme je n'estime *ê^«=T-!^j pas qu'il en soit fait mention ailleurs, j'ai cru qu'il tiendroitbien son coin dans mon recueil. Après la mort du docte Fernel, le roy Charles neuvième choisit un médecin de la main d'une dame qu'il aimoit, dont le mérite u'étoit pas brillant et qui ne passoit pas pour habile homme dans sa profession. Il arriva peu de temps après que le duc d'Anjou, son frère, qui fut depuis le roy Henri troisième, prit aussi mi médecin à son service qui avoit très-peu de réputation. Le roi étant un jour en conversation avec lui : — Mais, mon frère, lui dit-il, je ne vous comprends point d'avoir choisi pour médecin le dernier homme du royaume ; encore vous le passerois-je si vous aviez pris le pénultième. — Monsieur, répondit le duc d'Anjou sans hésiter, je ne le pouvois, car vous l'aviez.

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