La décision est une nécessité originelle de
notre nature. — La Providence nous a gratifiés de
LE KO KAN
cette tendance pour prévenir en nous toute suspension d’action lorsque les motifs déterminants nous manquent ou s’équilibrent.
Dans les circonstances les plus indifférentes, nous sommes portés à favoriser un côté de la question plutôt quftl’autre. — Que deux hommes boxent, deux chevaux courent, deux coqs combattent, deux chiens grondent, — que même deux marchandes de poisson s’injurient, — nous ne les connaissons pas, — et cependant nous prendrons tout naturellement parti pour l’un ou pour l’autre. — Nous sommes forcés de nous décider.
Que deux compétiteurs au trône paraissent sur le théâtre de la guerre ; leurs noms seuls décideront la question pour nous, qui ne connaissons ni leurs titres ni leurs mérites respectifs. — Il était moralement impossible de demeurer indifférent, il y a quel ques années, entre Meer Jaflfeir et Cossim .Mly Cawn, ces deux nababs rivaux. — Je me déclarai pour le second, et ma femme, par loyauté ou perversité, se prononça pour le premier.
Si le débat a lieu entre un homme et une femme, les sexes respectifs s'enrôleront sous une bannière différente, — mais non toujours sous la leur propre; — car, si les femmes se montrent parfois partiales pour une d’entre elles, parce qu elle est femme, — elles le sont plus souvent à l’égard d’un homme, parce qu’il est homme. — Mais peu impur-