Ibid . , liv. IX , et la note de madame Dacier. {Id
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Voyaient ensanglanter les banquets d’hyménée ' , Quand Thésée, au milieu de la joie et du vin,
La nuit où son ami reçut à son festin Le peuple monstrueux des enfans de la Nue,
Fut contraint d’arracher l’épouse demi-nue Au bras ivre et nerveux du sauvage Eurytus.
Soudain, le glaive en main. Tardent Piritlioüs r « Attends, il faut ici que mou affront s’expie,
« Traître! » Mais, avant lui, sur le Centaure impie Dryas a fait tomber, avec tous ses rameaux ,
Un long arbre de fer, hérissé de flambeaux.
L’insolent quadrupède en vain s’écrie: il tombe;
Et son pied bat le sol qui doit être sa tombe.
Sous l’effort de Nessus , la table du repas Roule, écrase Cymèle, Evagre, Périphas.
Pirithoüs égorge Antimaque, et Pétrée,
Et Cyllare aux pieds blancs, et le noir Macarée,
Qui de trois fiers lions, dépouillés par sa main. Couvrait ses quatre flancs, armait son double sein. Courbé, levant un roc choisi pour leur vengeance. Tout-à-coup, sous Tairain d’un vase antique, immense. L’imprudent Bianor, par Hercule surpris.
Sent de sa tête énorme éclater les débris.
Hercule et sa massue entassent en trophée
I. Odyssée, liv. XXI, et, pour plus de détails, voyez les noces de Pirithoüs et d’Hippodamie dans les Métamorphoses d'Ovide , liv. XII. {Note de l'Éditeur. )
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Clanis, Démoléon, Lycotas, et Riphée,
Qui portait sur ses crins, de taches colorés, L’héréditaire éclat des nuages dorés.
Mais d’un double combat Eurynome est avide:
Car ses pieds, agités en un cercle rapide.
Battent à coups pressés l’armure de Nestor;
Le quadrupède Hélops fuit : l’agile Crantor,
Le bras levé, l’atteint : Eurynome l’arrête;
D’un érable noueux il va fendre sa tête ;
Lorsque le fils d’Egée, invincible, sanglant. L’aperçoit, à l’autel prend un chêne brûlant;
Sur sa croupe indomptée, avec un cri terrible. S’élance, va saisir sa chevelure horrible.
L’entraîne ; et, quand sa bouche, ouverte avec effort. Crie, il y plonge ensemble et la flamme et la mort. L’autel est dépouillé : tous vont s’armer de flammes; Et le bois porte au loin les hurlemens des femmes , L’ongle frappant la terre, et les guerriers meurtris, Et les vases brisés , et l’injure , et les cris.
Ainsi le grand Vieillard , en images hardies , Déployait le tissu des saintes mélodies.
Les trois enfaus , émus à son auguste aspect , Admiraient, d’un regard de joie et de respect.
De sa bouche abonder les paroles divines ,
Comme en hiver la neige au sommet des collines ; Et, partout accourus, dansant sur son chemin, Hommes, femmes, enfans, les rameaux à la main,
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Et vierges et guerriers, jeunes fleurs de la ville, Chantaient ; « Viens dans nos murs , viens habiter notre île ; «Viens, Prophète éloquent. Aveugle harmonieux, «Convive du nectar. Disciple aimé des Dieux!
« Des jeux, tous les cinq ans, rendront saint et prospère « Le jour où nous avons reçu le grand Homère. »
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