‹ OEuvres posthumes de Madame la Baronne de Staël-Holstein. Précédées d'une notice sur son caractère et ses écritsChapitre 188 sur 312 · GENEVIÈVE ET SON ENFANT · texte numérisé non relu

GENEVIÈVE ET SON ENFANT

l'enfant , avec des fleurs à la main.

Eh bien ! ma mère , la biche est prête. Nous pouvons partir ; mais je voudrais emporter toutes les fleurs qui sont devant notre grotte.

GENEVIÈVE

Ma fille , elles seraient flétries ce soir.

l'enfant.

Mais quand nous serons parties , qui donc respirera leur parfum?

GENEVIÈVE

Le ciel qui les a fait éclore.

l'enfant.

Et cette pierre sur laquelle tu reposais ta tête , ma mère, je voudrais aussi l'emporter.

GENEVIÈVE

Mon enfant, nous en trouverons, des pierres. Celle de la tombe ne manque à personne. l'enfant.

Ma mère, d'où vient que tu es si tremblante? ce départ t'agite. S'il allait te rendre malade.' Restons.

GENEVIÈVE

Mon enfant , si je mourais ici , qui donc aurait soin de toi ?

ge?;eyieve de brâbâint, acte ii, scène il

Page 1