SCENE PREMIERE
M. ET M-' DE KRIEGSCHENMAHL.
M"" DE KRIEGSCHENMAHL.
Mon ami , si vous pouviez cesser de fumer cette pipe, vous me feriez grand plaisir, en vérité , grand plaisir. Cela gâte toute l'odeur du thé. La fumée salit ma robe blanche ; en vérité , c'est bien désagréable.
M. DE KRIEGSCHENMAHL.
Que voulez-vous, ma femme, chaque pays a ses usages. En Angleterre, vous buvez de l'eau chaude tout le jour, c'est fade, c'est insipide. La pipe est plus militaire; elle me rappelle ma jeunesse. Depuis vingt-cinq ans que je suis votre époux, madame de Kriegschenmahl, ne pouvez-vous donc pas vous accoutumer à moi ^
M"" DE KRIEGSCHENMAHL.
Il y a vingt- cinq ans que vos coutumes militaires me révoltent.
M. DE KRIEGSCHENMAHL.
Il y a vingt-cinq ans que vos pruderies m'ennuient.
LA. SIGNORà FANTASTICI,