SCÈNE PREMIÈRE
M DE LA MORLIÈRE et SOPHIE.
M. DE LA MORLIÈRE
Non, ma fille, l'amour de la patrie l'emporte sur tout dans mon cœur.
SOPHIE
Mais, mon père, il y a cent ans que votre famille a quitté la France, et vous n'y avez jamais mis les pieds !
M. DE LA MORLIÈRE
Ma fille, mon grand-père a été forcé de se réfugier en Allemagne , à cause de la révocation de l'édit de Nantes ; mais nous avons toujours conservé le cœur français, le sang français, le goût français....
SOPHIE
Au moins , mon père , pas tout à fait l'accent français.
M. DE LA MORLIÈRE
Quoi ! parce que j'ai le malheur de prononcer