‹ OEuvres posthumes de Madame la Baronne de Staël-Holstein. Précédées d'une notice sur son caractère et ses écritsChapitre 265 sur 312 · LES PRÉCÉDENTS, FRÉDÉRIC · texte numérisé non relu

LES PRÉCÉDENTS, FRÉDÉRIC

LE COMTE

Ah! monsieur Frédéric, la cousine de mademoiselle est-elle ici ?

FKÉDÉEIC.

Oui, monsieur; elle est dans ce cabinet.

En ce cas , permettez que je la voie.

SOPHIE

Doucement, monsieur, doucement; vous lui feriez une peur terrible si vous alliez comme cela brusquement vers elle. M. Frédéric et vous , asseyez-vous ici, et ma cousine et moi nous nous placerons sur le canapé qui est derrière ce rideau.

LE COMTÏÎ.

Vous le tirerez au moins, j'espère.

SOPHIE

Oui, mais à condition que vous n'approcherez

pas de nous.

LE COMTE

Quelle idée !

SOPHIE

Je le veux; m'en donnez-vous votre parole? LE COMTE, à Frédéric.

Comme la jalousie des femmes est exigeante! je n'ai pas cessé d'en souffrir. — Eh bien ! oui , mademoiselle; je me soumets à votre volonté.

SOPHIE

J'y compte, et je reviens à l'instant.

Page 1