‹ Œuvres posthumes de RulhièreChapitre 32 sur 70 · DISCUSSION. LXXXV · texte numérisé non relu

DISCUSSION. LXXXV

A ces detix guerres contre la Russie , Choiseul voalat en joindre une de plume et il en chargea Rnlhière. Il en fournit auissi les armes. Elles devaient être acérées et même fortement empoisonnées, car c^étaieiit les papiers de la confédération de Barr. Enfih il fit lés frais dé cette guerre, et Ru- Ihière eut un traitement dé deux mille écus pour bien servir Ifô malignes volontés du ministre : c'est ce que saveikt et les personnes qui avaient alors des relations avec Rûlhièré, et là famille du due de Choiseul (i).

Quand Rulhière écrivait , il regardait sans doute la Russie comme voisine de sa décadence. Llmpératrice s'engageait , suivant hii ,'daiis des embarras sans terme et sans issue. La vérité est que ce n'était point elle qui s'y engageait, et que c'était le duc dé Choiseul qui l'y aVait plongée. Si Rulhière avait terminé son ouvragé^, il aurait été obligé d'en changer une grande partie; puîsqu'an lieu des désastres dnnt il menaçait Catherine , cette princesse éleva son empire à une puissance plus que double de celte que Pierre I«' lui avait procurée. Elle fut entraînée, dit Rulhière, d'imprudence en imprudence, dans la guerre de Turquie; et c'est cette guerre dans laquelle elle fut entraînée, non par son imprudence ,' mais par le duc de Choiseul, qui lui a procuré, soit par le traité de paix, soit par les suites de ce traité , le libre commerce ée la mier

(i) Oa verra dans le rapport de M. de Rayneval qae ce fait est entièrement controuyé.

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