LXXX DISCUSSION
centre de Fétat , Airent inutiles. Les hostilités re^ commencèrent. Les brillants efforts du valeureux Kosciusko ne purent surmonter la puissance et changer durablement la fortune.
Le barbare Suivarow. prit d'assaut lé faubourg nommé Prague, et ordonna de tout tuer , hommes , femmes et enfants, jusqu'à ce qu'il fut sorti dubain. Vingt mille innocents périrent.
Les habitants de Varsovie eurent encore recours à leur roii II sollicita pour eux une capitulation , et l'obtint.
Ce fut son dernier service.
Les Russes l'emmenèrent à Grodno; et là ik exigèrent son abdication , qu'ils avaient refusée lorsque c'était lui qui l'offrait. Ils eurent la dureté de vouloir qu'elle eût pour date l'anniversaire.de son cou* ronnement.
L'anarchie de Pologne a eu deux victimes bien intéressantes : la plus grande est la Pologne ellemême, et la plus à plaindre est le roi PaniaiofVsiL
Veut-on savoir ce que pensaient de lui de& ennemis plus nobles que ceux qui l'attaquent après son détrônement et sa mort ? Voici un extrait du testament de l'archevêque de Gnesne , Podoski^ primat
de Pologne , l'un de ses plus grands adversaires dans les premières intrigues qui se firent contre lui, et jusqu'en i yyS ; homme àojûX Rulhière vante beaucoup l'esprit, les talents, la capacité : « Lorsque je ^> comparaîtrai devant l'Être suprême pour rendre » compte de mes actions comme premier sénateur
BISGUSSrOH. '' LXXXl
^ ûl métropolitain de régliâe.de Pologne , faltes- ^ terai.qae lefdi , notre graciéax mattre, ayant » un cœur; vraiment paternel , n'a jamais été. dîs- » poséà.cons0btir à rie»vde préjudiciable à lanan tion , ni aéx' droits. de» dtoyens. J'ai, appris à. » connaître ! les intentions- de ce. bon prince.. Il a » fait.toul ce qi^'il a.pù.pour améliorer la forme » du gouvernement et /pour le .faire considérer. » N'ayant pas voulu suivreses conseils , nousavons ». commis dès fautes. Dieu* veuille que la nation » s'en aptfçoive!. Il faut^ne nous plaindre qu)e de » notre insouciance inv^ié^ée , .de. notre discorde » et de nos rivalités. Il frut.mnimer notre zèle pour » la patrie qui se trouve dans une situation critique, « et chercher à l'en tirer aurprix de nos biens. Il n faut aimer le roi et avcûr confiance, en lui. » Ce testament à été fait à Fraûcfort-^ur-rle-Mein , l'archevêque étaat en route pour .>e rendre à Marseille où il espérait rétablir sa santé. : .
«Veut-on savoir quels secitMià^ts il inspirait aux hal>itantis «deryarsovie? Yôict ce. qu'ils ont osé faire imprimai çib^ Michel GroeU ,. la veille même 4u îonr où l'iirmée prussienne prit possessioti de leur ville : « Lé cœur detoiit honnête homme est navré, » Iorsqu!on pense que .nous .ne verrons plus dans » nos murs, ce père, ce bienfaiteur, cet unique ange » tutélaire de cette résidence,. ce roi bien*aimé, » . dont la mémoire doit être à jamais chérie. Lorsn quela méchanceté, la;calomnie, et la noire in- * » gratitude s'efforcent de déchirer la réputation de
LXXXU BISCUSSION.
» ce prince vertaeiix, les boorgeois de Varsovie font jp franchement et couragensemènt cet ayçn : Nou^ » açons été témoins oculaires de tout son r^nei » aucun prince h^ajatnms sou/Bûité aussi sincère- » ment que lui de rendre son peup/e heureux fmais^ » dans ses démarches politiques^ aucufi n*a ren- » contré d'oèstaeles aussi insurmqniabtês au sein » dé sa propre notion. Voilà le témoignsige que » nous rendons à STAvnsLAS-ÂvGcrsTi* »
Ces deuicîtalion&honorablessont titéesdn Coupd'Œil rapide sur Us causes réelks de la décadence de la Pologne , par M. le général eoiate Komarzewskt (page 25o et a65). On doit m^ter son onvrage....*
Ce qui demeurera constant , est qnè Stanislas- Auguste avait beaucoup d'esprit ^ de sensiUlité , de grâces 5 d*éloquence et d'hunianittf ; qu'il y )oigilait de très^bons principes de gouvernement ; qu'il a fait pour son pays beaucoup d'opérations trè^ùtiles et dé la plus grande iràportanee , dont là possibilité n'était pas ioiéme vraisembli&le lorsqu'il monta sur le iténe ; qu'il a très-sagement ol^nisé on plutôt créé le trésor , l'armée, les relations ttlériedres; que l'institution du conseil de l'inskrûctioh publi-^ que^ k désintéressement et les lumières qu'il j porta y devaient compter parmi les grands^ services rendus au genre humain i que ce n'est point sa fatlte,, si Ton est parvenu à en détruire Tefilcarité; que ce fut un crime des puissances qui dominaient la sienne; que peu d'hommes ont eu une carrière plus
DiscûsfifôMi^ txxtiii
; qm tthd^tn ^éssttkî fait ftinhÉse, rii aitlanl que lui di pafeiUé ffo^ttiëri..;...;
Le# merabres du jary atteefaé^ à' la elamr ésk ^iesfcet physique», ift mâihéndiiAiqae», * fceUeés la langue fSt déia IHUimIiiii! françaises et à ceUe>î]e9 arte^ ont ^ir^oiit.icoùfitdéréxldOd'ieiirjfagtmbnt sur la» ooiprages d'bisloire Ietaittiftdesàat«i»s..G6 )uge«iei|l est aain à* <|aélq^es égards : l'faiatùire.ea e{l0^nBiêat<e esl UM.Jftarratiim'de fnU; iita» c'csl jpirr. le f âleàl qqt'ette déifient ùiife prodnétiad de Vavtv et e'«stl^aH qUe les-innv'^rainyeiBKt oeiipeniiki'i;.)
Maisiln^en reste pa$mi»BS:Vrarqii¥la'aarFdtiim it^ faits 'âsl.SQis es^nee V qM:l;tt$e*ce des ÊMls^est d'£4re'vrals;^£)ae,'s'UsMi«.Ie éoi|ipas^,itk tie$sMit:qm 4es laWe&K^itt -l^f tatettt>de Fkkjstorien Mnaislef il oroer des &kS(Caitfaffi»es à brNeéfité., el que éeluc nfA (lare Ah f«b& cdortf^véa n'eét^iBa #qf htsènriett / umé un lHit^p'd«ifable^^ Il .pcittt aivoiv beavcèapt de fj^iH ^ A:4 ;roéeH^«fi)^iiess«a de l'historieB^^èiiii de Viiîta^natKA^mmaftoMnâie ôovepeot ptibohehi^ ger TesâBikcè d^.chiMs, tl île peul^pa^phis étpeki»^; tolie»# q!»'imc#r(ilè:iie!p^uCétce earré. •
La^sUssff^'bistf^îit) xeiid hoix^mage ^u laAeiit ; êmm quelque takut^cpie^ pi4«se offrir ^jb.^iw^ )qài pDvtè le titre d^bistffii^y i^lle n'en applaudir j^ :pas TatttelxÉ* si elle ae reconnaît pas qa'^vaot t)9Ut.il4'eat'didtiii«^. gué par son respect pour la vérité. En vain il
LXXXIV DISCITSSION*
youla imiter /Thi^i^yii^e^ans les hacangaes> et S^ luste dans les portraits;; elle dêmanâerà é ces por<^ traits sont ressemblants , et si ces harangues contiennent la suhstâûce des discours qui ont été en effet prononcés. Il y a même des censeurs qui rejettent les harang;aes et lés portraits; ceux-ci, parce que k personnage dait se peindre kit^aiéme par ses actions; celles-là parce qu^elIes détonment de réction> l'tfttèntion du lecteur. «Ces exclusions ïae^ doivent pas être regardées' comme des principes rigoureux.* ; Jja classe d'histoire a déjà été' appelée à juger ied €»Qvrages historiquies qui ont para depuis 1 789, Son jugement est imprimé ; il va devenir p^iUic. Voyons ce qu'elle a prononcé sur l'ouvrage de RuUiièré*, k qui le jury décerne le pirix*.... . ' :
L'oàvrage de Rdlhîère est jugé quand on- sait cconment il fiit.entrépris; Le dtic dé Ghoiseol v6u* kit'avec raison ed[ipédher Catherine ild'augnïenter son influenceen'Polo^ne , eteefnt par^ses nîanoèttr vres que se fern^i ladconfédéràlion^e- Barr. Il nte* tarda pas- à recenriaitçe qu'en attisant la-hainedHine faction, polonaise donlre Cadierkte^il n'^opposait à ceMe princessejque de faibles eimmïià»^ mm il- crut pouvoir Técrasenektia pla^nt^entpelè^feu des con^ fédérés de Barnet celui de, la Porte. 'ottomane; Lecdnftie de- Vergei)]heÉ^: ambassadeur de France à la J?drie,ifiit autorisé a répandre^ défit- dliilionè pour déteiïniher'4e (ttvah.'à des mesures* ^hostfies , et il euti le bonheur de ^réussir: siE^ 'fi^ilhe âUèuHedé- ' pense. '•::-/ ' -* -'-i'2> - -- * : ''"! "'