‹ Œuvres posthumes de RulhièreChapitre 34 sur 70 · DISCUSSION. LXXXVII · texte numérisé non relu

DISCUSSION. LXXXVII

aar-tout à la peindre comme one princesse imprudente, maUmbi)e ^ incapable de concevoir i 4e combiner , de condairc dç grandes entreprUes« Il a été démenti par les événements , il l^^est anjourd'hai par Topinign de Tl^nrope entière ^ f^t par l'avea même dn grand homme qui l'a saluée du titi^ de Calberine-la^Grande.

Le marédial Roumiantsof fat If héros de^ dernières camp^lgoes de# Rossât ^Mitre la Porte ottt>maqe ( i ) : il fallait bien que Ridhière le reA^ ridicule ; il le refwëseate avare « iH^îgt^ Bar sa paraoone jusqu'à \^ nialpFQiNreté , et rufié courtisan , quoH|a^il n^lîge^t m^me de iréquentar la cour. Si Rulhière avait conduit son ouvrage juiqn'^i la fin des événements , il aor^t ét# obligé d^ nous montrer ce même générai re<iferm^ ispr les bord» du ProUtb ^ et dana la même pof|it|Ott qù 3'était trouvé Pierre I"^. Mais il ne fil p^ , comme ce |mxiçe ^ un traité honleuiL; il osa combattre les Turcs , el ^ yainqnenr. Il les renferma l'année suivante à contour y et leur dicta im^ périeosement le traita de paU de Kainardji, traité qui prépii;ra tout ce que , dans la suite , oui offert de grand le^ destinéea de }a CLimiew ^ On sait que ce &it Catherine qui porta sur le irànfe Sl^nisiasrAuguste Poui^iivskî... Après avoir recofiptt la mcve de ce ^nce comme une femme d'un grapd méfite, Rulbiève veut nous pewaader qu'Ole écouta la picédiction d'pa chirurgien qui se dpnuait .pous asti^ologue, et qui^ lui anaosiea'que

(i) Nooff parkas de la gaoïro qui Jait «b 1774*

Lxxkvm discussion:

cet efrfant , qol venait de naître , parviendrait un

]oM' àri trône • l|ue , " sut* ce • mol d'un- chërlatan , elle ^'occnpa de donner à son fils ane'ëdueatiou royale; qiié Stanislas, à qui personne, excepté Riilhière , n'a refusé de l'esprit et -même un bon esprit', partagea la crédulité 'de sa mère;- que sa principale étude en France fut 'd'imiter le port el le maintien de Louis XV j qui lui semblftpeiït convenables à la dignité royale ; qu'en Russie^ il fit part à Catherine, encore ^ande-duchesse, des hautes destinées qui lui étaient prédites, et que .dès lors cette princesse, qui n'a jamais passé pour superstitieuse, présagea tjuè ce seraitelle qui le porterait au trône, de fut , suivant Rulhière , un opprobre pour la Pologne de recevoif" Poiiîatowski pbûr roi. Ignorait«-il ou feignàit-^i!' d'ignorer la constitution de cette *répubKque 'monarchique? Il n^y avait sans doute pour la Pologne aucun opprobre àrecevoir pour i^ot un giadtilfaonfmfïe de là' nation, puisque, par les lois del'étaitviotk» tes gentilshommes étaient égaux et avaient tbu&'h droit de prétefidre à b couronne: Il avanccqfue la noblesse de Stanislas- Auguste ne remontait qu'à son aï€^l ; mais les lois dé la Pologne^ sévères sûr ce point, fle lui auraient dont permis de s'élevél' à Aucune dignité de la république, iii de se présenter aux dîètesv Rulhière Se t^ulé lui-même; quand il avonequé le père de StanUlài^Ânguste ^àvàit^viéilli dans lés- honneurs. MaiS'Sonr aïeul, ajoute^t-il, avait ^été administra^ teur des domtainesd'am^pxiiiceS^élia^ J&Fjgnore,

BISCUSSIOK. LXXXIX

mais cette circonstance ne lai aurait ôté aucun dés droits de la noblesse. Il arrivait souvent que des gentilshommes pauvres se mettaient au service des riches gentilshommes; ils leur rendaient les services pour lesquels ils s'étaient engagés , mais ils ne kur devaient rien en qualité ' de nobles , et redisaient de reconnaître en eux aucune supériorité. *

Rulhi^e le représente cômine un roi stupide sur le trône : la vérité est cependant que ce prince signala les commencements de soii règne par des institutions utiles; ^u'il voulut rappeler dans sa* patrie les lettres et les arts, lui. rendre une force militaire , Farracher à la nullité , la soustraire au ]oug des étrangers, et que ce forent ces généreu^f desseins qui causèrent ses mattieursi II peut être ^rai qu'il êttt de la faiblesse dans le caractère; mais pouvait-il déploj^er de la force , comprimé par une puissance supérieure , paré d'ûde couronne sans avoir des sujets , et entouré de factions dont àùcûne n^étaît la sienne ?

Pour favoriser les confédélré^, Rulhièré a néglige des documents qu'il devait connaître. Par exemple, ceux que donna Taules y qtii', envoyé en- Pologne avec une somme considérable i^fu'il devait ydlstf!buer, revint avec ràrgèrit,aprèà avoir écrit au ministre, en' style allégorique^ qu'il n'avaîf pas trouvé dans ce pays un seul cheval digne d'entrer dans les écnrieis du roi : ceux que donna Bumonrier , qui lui suci^éda , et qui ,' aptes avoir distribué Targail, dont il était ehargé , -fut obligé de recon-

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