‹ Œuvres posthumes de RulhièreChapitre 43 sur 70 · DISCUSSION. CXI · texte numérisé non relu

DISCUSSION. CXI

dàlislas dont il parle ici est sans nul doute du dixseptième siècle et non pas du treizième.

On a relevé, comme invraisemblable, une cir-^ constance du récit de l'attentat du 3 novembre 1771* Gomment supposer , dit-on , que le roi n'ait été reconnu qu'à la lumière d'un coup de pistolet ,. lorsque sa voiture était escortée et environnée de flambeaux? Mais le roi n'était, point en ce moment près de sa voiture; il s'était enfui jusqu'à la porte du palais de son oncle Czartoryski ,à deux cents pas du lieu où l'on avait arrêté son équipage. Cette distance est expressément marquée dans le récit que W^illiam Coxe a publié de cet événement, et où nous lisons d'ailleurs que la nuit était fort obscure, et que le roi espérait de s'échapper à la faveur des ténèbres. Je cite ici de préférence William Coxe ( i ), parce que, de tous ceux qui' ont raconté cet attentat,, c'est celui qui s'est le phl^ appliqué à rassembler toutes les circonstances qui le pouvaient aggraver. II. parle d'un coup de pistolet tiré, dit-il, si près du roi, que celui-ci en sentit le feu au visage, et une note de l'écrivain anglais { ou peut-être de son traducteur ) aioute que Varsavie n'était pas . éclairée , et qu'une sentinelle avait pris les. conjurés pour, une {xatrouille ru^e. /Mais ici la, question importante est de savoir .si l'intention des, comsprrateurs était d'assassine^. Poniatowski ,ou seulement de l'enlevei!, Loin.de cherchçr.à ^surprendre, sur. ce-poinè, la bpQne: foi des lecteurs ,1 V Histoire, de.

l'anarchU de Pohgne leor apprend que Vârsolrie regarda Fentreprise comme un régicide; que le roi la déclara telle ; qu'il fut félicité par Marie-Thérèse et par Frédéric d'avoir échappé aux poigi»ards; que l'Europe en conçut la même idée;qm des écrivains éclairés Tadoptèrent et la répandireat; qu'enfin les <:onjuré$ furent condamnés judmairement comme assassins. Maintenant je demande n rtiistorien qui recueille si fidèlemeti»t tow les témoignages , toutes les «tttorkés qui peuvent accré-^ diter une opinion qu'il ne partage point , n'a fm le droit d'énoncer la sienne , et d'en indiquer les motifs. Ce n'est pas quUl veuille excuser l'attentift ; au contraire , H commente par représenter Stra- ^«iHnaSit comme vm conspirartenr qu'une imagination atdente , une dévotion sombre et un caract^ère impëtuctoix disposaient à tûoê les genres de fanatiMie. Mais qœ Strawinski ^ qne tM» eempUees eussent résolu de tuer le roi, il est au moins permis d'en douter, quand, pouvant le faire, ifis ne l'ant pasfmt ; cplatid leur intérêt le pins sensible était de s'emparet* de «e faible prince , cottufne les Russes avaient essayé d'enflever, et non pas tôns doute d'assas^net le <:onseil {général de la confédér^lfon ; qttttùA le ybéràieur âtx roi, Kosinski , s -est c^tiné à nier tè projet de régkide, e( a fèrcé ainsi d'in*-terrompfè Ite premières poursuites judiciaires; quÀnd èttfirii l'ejn n'est parvenu à eondamtier lei côtojtf^ës èbmmè âsiSassins , qii'ètt refusant dVnt^dre les pUski<>y«rs qni tendaient a (pronvel- que

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