DISCUSSION^ ' CXLI
«r La quatrième époque, dit M. de Rayneval, celle /> du partage de la Pologne , ouvrait à Fhiatoriea » un champ bieu vaste pour donner carrière à son j» génie politique , comme aux connaissances qu'il » avait acquises par Tétude du droit des gens et de la » diplomatie. » Je doute fort que Rulhière , s'il eût écrit rhistoire de cette dernière époque, eût cherché à Tenrichir de toute cette érudition diplomatique; il eût continué de raconter et de peindre. Quoi qu'il en soit, à peine a-t-il entamé cette quatrième partie ; et le plus vif regret sans nul doute qu'excite la lecture de son ouvrage , c'est qu-il ne l'ait point achevé;
« Il devait , dit-on , exposer au grand jour les » puissances qui ont joué dans les troubles de la » Pologne les principaux rôles , savoir : i* la Ru»- » sie et. Poniatowski ( lesquds , selon M. de Ray- » neval, ne font qu'un, et je prie d'observer ce » point ) ; 2® la Prusse; 3^ la France ; 4® la cour de » Vienne; S® la cour de Dresde; 6« la Porte olto- » mane ; 7° les confédérés et leurs adhérents. » Mais, assurément , il n'est aucune de ces puissances que l'historien n'ait pleinement fait connaître, du moins en ce qui concerne la part qu'elles ont eue aux affaires des Polonais. S'il ne leur assigne point d'une manière très-précise les rangs que leur distribue ici M. de Rayueval, s'il mesure un peu différemment les degrés de leur influence, il faut convenir, ce me semble, que cette, graduation n'est pas tellement rigoureuse , si décidément, nécessaire , qu'il ne soit jamais permis de s'en écarter.
IKre que cette histoire né présente qm de peiils ééiails^ que de9 faits isolée , épàrs , digsémmés^ incohérents, àesaper^us superficieb^ des inieniimis légèremeni esquissées , c^esl juger ârree bien de la rîgoenr un ouvrage^ qui a coûté yiiigt années de travail. Ovt peiït iinaginer un aotre plan , mais l'autéuF a cerfaînenfient aussi saf méthode , ef la vijrîtabte question serait îeî de savoir si les lecleuis éprouvent en elfet h fatigue qui devrait résulter d*ùnesi étrange incohérence.
Enân , t^on prétend quH) n'a point assez pro&té des renseignement^^ nombr^uit qu^il avant recueil^, eff l'a» ajoute qu'il cherche à s'en excuser dans sa préfece, etk se plaignant de raridilé dés correspondances minisiéviellesl D'abord- , il n'a point fiait de préêice , et ce n'est pas hû qui porté de ces eorresponâasice» dans hss préMMuinaires du tonie premier^ IVIms^ aUr milieu' de sott histÂre, â s'exprime en effet sur certaines dépêches diplomatiques avec ^elque- liberté ; el l'on voit que, dains cette foule de notes, de parlkutarilés, et suMout de conjectures qui remplissaient feus ces écrits , il croyait avoir' le ifepoit de discerner les faits avérél et tes défaits vâritahtement n»émorables^
L'histoire d'une révolution ne finirait point, s'il fàlfait qp'elte n'omit aucune des circonstmees légères dbnit chaque témoin » pu étire , vn sa positren, p)bs paf ticnlièrement frappé. Ituftttère aurait écrit vingt Volumes^ s'ilavsûff en^pteyé tant de prétendus matériaux; maisil avait lu, êuiminév annoté