‹ Œuvres posthumes de Sénecé;Chapitre 18 sur 93 · A MADEMOISELLE L. Y · texte numérisé non relu

A MADEMOISELLE L. Y

'en est fait, je romps arec tous, Poison délicieux, amusante famée, Qni saviez dans mon cœni >endonnir le D'une fortune envenimée. [courroux

Votre vapeur, qui me flattoit.

N'a plus de charme qui m'impose.

Et les chagrins qu'elle m'ôtoit Ne dédommagent point de ceux qu'elle me cause.

Voul que, isous les derniers Valois,

Du beau titre d'herhe à la reine Une galante .cour honoroit autrefois, Brisez vos chalumeaux, barbare américaine.

La reine que je sers abhorre votire odeur

Et méprise votre exercice.

Pour lui persuader de souffrir quelque ardeur,

n ne faut pas qu'elle noircisse.

Brûler sans Poser découvrir Est, si je m'y connois, le plus grand des supplices; Cachons-lui toutefois jusqu'aux moindres indices

D'un feu qu'elle ne peut souffrir.

A me brûler accoutumée.

Cherchez un autre amusement.

Ou brûlez si discrètement Qu'elle n'en sente pas seulement la fumée.

Mais comment pouvoir espérer De cacher êi ses sens le feu qu'elle déteste ?

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