‹ Œuvres posthumes de Sénecé;Chapitre 19 sur 93 · ÉPITRE6. I · texte numérisé non relu

ÉPITRE6. I

Vons tratnez après tous une trace fonfiste

Qui lui défend de l'ignorer.

Une beauté si pénétrante

En découvrira le secret.

Hélas I pour trahir votre attente^ n ne faut tout au plus qu'un soupir indiscret.

En SQufùrant qu'on vous pulvérise.

Votre effet pour Iris sera moins dégoûtant.

C'est un déguisement qae la mode autorise; On peut sous cet aveu pécher tambour battant,

Et vd&s ne déplairez pas tant Dans un colifichet apporté de Venise.

On ne peut près d'Iris éviter le trépas^

Et puis, il faut vous y résoudre^ Tout doit vous être égal pour plaire à ses appas, S'exhaler en famée ou se réduire en poudre.

Ne vous retranchez point sur le goût étranger :

En vain TEscaut, en vain la Meuse, Accoutument le sexe à la vapeur fumeuse Où ma mélaacolie aimoit à se plonger. Ces exemples flamands n'ont rien qal vous défende, Et la comparaison choqueroit ses attraits;

Je veux mourir s'il fut jamais

Aucune beauté moins flamande.

Quel esprit, quelle grâce anime ses discours !

Qu'elle a d'éclat et de lumière !

Sur Iris les tendres amours

Répandent Vénus tout entière;

Par des égards obéissants, Que sa juste colère enfin soit désarmée.

Et ne lui faisons plus sentir d'autre famée

Que c^e des doctes encens^

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